Affichage des articles dont le libellé est François Cheng. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est François Cheng. Afficher tous les articles

21 novembre 2025

Vraie lumière, un leporello à l'automatic pen





 Le  leporello ci-contre accueille une citation de François Cheng calligraphiée avec un automatic pen n°5 pour le lettrage blanc, un automatic pen n°6 pour le lettrage doré. Pour correspondre au texte j'ai choisi un vergé bleu nuit et une encre bien blanche. Le titre sur la couverture gainée d'un lokta bleu marine est réalisé au pinceau plat.

Le choix de l'automatic pen n°5 permet un travail de rythme et de contraste.

Dimensions  fermé : 35 x 18 cm.
Dimensions de l'accordéon déplié : 34,4 x 65 cm

Il sera visible le 13 & le 14 décembre prochain à l'atelier 5°Wpapiers à Plouarzel.




J'ai programmé un stage sur le thème des leporellos calligraphiés avec des outils contemporains en septembre dernier aux gîtes de Kerzont dans les côtes d'Armor. Vous pouvez avoir un aperçu de ce stage sur mon Instagram, ici et là. Et je l'avais aussi proposé en février 2025 pour Anima Libri, ici.
 Je le propose à nouveau en juin prochain à Magné dans le marais poitevin et à la demande à mon atelier de Kervoulouarn.
Renseignements et inscription, suivre ce lien.

21 février 2024

La beauté est


 






Ce petit carré médium 20 x 20 cm est calligraphié en petites capitale libres à la plume baïonnette.
Le texte est de François Cheng, il est extrait de la troisième méditation sur la beauté. Ce qui me plaît dans ce texte c'est sa définition ouverte du concept de beauté.




Détails de la trame de lettres :






05 avril 2020

Transcender le temps









 J'ai fait une recherche de textes poétiques en relation avec cette période inédite de confinement que nous vivons en ce moment. Je me tiens loin des romans de politiques-fictions dystopiques que j'ai longtemps affectionné. Et je commence par me tourner vers une valeur sûre, François Cheng, ses "Cinq méditations sur la beauté".
La perception du temps, actuellement est déformée par rapport à avant le confinement. Pour moi ça passe plus vite, je ressens moins la pression de ce temps qui manque. Cependant il est moins palpable, il y a comme des accélérations soudaines et je n'ai pas vu passer la journée ou la semaine. La chronologie se dilue plus vite.  Pourtant je suis toujours aussi occupée mais sans ces interactions immédiates qui me soustrayaient impérieusement à mon flot de pensées. Cela permet à ce dernier de s'épanouir.
Dimensions : 35 x 25 cm.
Technique : papier enduit, collage de papier fin et mise en couleurs aux pigments. Capitale libre réalisée à la plume pointue avec un pigment ocre en liaison acrylique et une encre noire de chez Rohrer & Klingner.

Détails :
























02 juillet 2014

Rudolf Koch : Chaque note 5.






 Pour ce dernier tableau de la série, j'ai réutilisé un ancien support que j'ai malmené en le grattant et le scarifiant. Je n'ai pas utilisé la lino mais simplement calligraphié le texte à la plume carrée en gothique inspirée de celle de Rudolph Koch. En contrepoint de la rudesse de la matière une coulée d'iriodine ajoute une touche précieuse.

Il est visible tout l'été à Guimiliau chez Jean Crenn.

24 juin 2014

Rudolf Koch et lino calligraphique : Chaque note 4.









Voici une nouvelle déclinaison de cette phrase de François Cheng que j'ai calligraphiée en gothique de Koch et gravée dans du lino : "Chaque note découle de la précédente et colore la suivante."
La plaque est appliquée directement sur le support. Celui-ci est ressorti de la relégation des ratés pour une une nouvelle vie : l'enduit noir est creusé jusqu'au MDF, un morceau de papier chinois monotypé a été collé jusque dans les creux. Comme médium j'ai utilisé  un mélange de gouache gris de payne adouci de blanc et de liant acrylique.
 En général je ne laisse pas apparaître la matière du MDF. Là, je souhaite obtenir un effet brut, de planche de chantier ayant bien vécu. Le tout est discrètement protégé par un vernis en aérosol.

Dimensions : 20x20 cm

18 juin 2014

Rudolf Koch et lino calligraphique : Chaque note 3.




 Ce tableau utilise le multiple : la même plaque tirée sur différents papiers fins, contrecollés ensemble, avec des fragments de lisibilité. Ce qui m'intéresse ici en plus de la composition du plusieurs fois le même, est la matière combinée à des textures graphiques.
L'univers sémantique regarde du côté du décati, de l'abîmé, recouvert par le temps, dépouillé de sa fonction de communication textuelle. Et l'on peut même imaginer que le texte est une réapparition partielle d'un placard sauvage sous un vieil enduit qui éclate. La gothique brute de Rudolph Koch joue dans les deux registres : trame graphique et évocation du passé.
Dimensions : 35x25 cm



Lui aussi sera visible chez Jean Crenn tout l'été.

11 juin 2014

Rudolf Koch et lino calligraphique : Chaque note 2.




Dimensions : 25x25cm

Voici une seconde version de "Chaque note" à partir de la phrase de François Cheng calligraphiée en gothique de Koch et gravée sur une plaque de lino.
J'ai contrecollé l'impression sur papier fin sur du MDF enduit, gravé des lignes parallèles et conduit avec précaution des coulures de pigment ocre rouge et carmin d'indigo. N'étant pas sûre de l'imperméabilité de l'impression j'ai fini par un nuage de vernis acrylique mat.


Il sera visible tout l'été chez Jean Crenn, à Guimiliau (Finistère).

04 juin 2014

Rudolf Koch et lino calligraphique : Chaque note 1.

Chaque note 1.
 Il y a quelques semaines, j'ai suivi un stage de Lieve Cornil consacré au calligraphe allemand Rudolph Koch. J'avais gravé une plaque lino à partir d'un texte de François Cheng (Les cinq méditations sur la beauté). J'avais imprimé sur des papiers chinois fins dans le but de les intégrer dans des tableaux calligraphiques sur médium. Imprévu, l'encre lino employée n'est pas imperméable et les essais de fixation avec un fixatif acrylique mat en aérosol peu concluants : le noir persiste à migrer. Cela m'a obligée à prendre des précautions pour conserver les lettrages. Le fond est traité en superpositions de papiers fins  enduits de lait de marbre poncé et teinté avec des pigments. La texture de lettres est cernée d'encre acrylique noire à la plume baïonnette pour donner un peu plus de contraste et la détacher du fond. Le tout est protégé par une couche de fixatif.

Dimensions : 35x25 cm



                                            détail :



Il sera visible tout l'été à Guimiliau (29) chez Jean Crenn.

07 juin 2010

Composition claire : recadrage et modifications numériques 1.


J'ai réalisé ce tableau (80 x 60) l'été dernier, en collant des papiers chinois unis et monotypés, l'ensemble travaillé avec un enduit à la poudre de marbre. Les écritures sont tracées au tire-ligne de John Neal.
 Si l'harmonie de couleur me convient, je reste insatisfaite sur la composition. Il manque quelque chose. Ce tableau est donc en suspend, à portée de vue pour y réfléchir et trouver une solution. Ce qui n'est pas encore arrivé.

Cependant, en le photographiant, à un moment je n'ai cadré qu'une partie de la surface et j'ai alors vu ce tableau différemment. Cela m'a donné l'idée de l'utiliser comme base d'un travail de recherche sur la composition et ses nombreux paramètres. J'ai utilisé pour cela un petit logiciel gratuit de traitement d'image , Xnview, que j'utilise d'ordinaire pour la gestion de mes images.
Il offre des fonctionnalités basiques mais suffisantes, voici la liste de celles que j'ai employées : recadrer (crob), ajuster (luminosité/contraste/gamma ; teinte/luminosité/saturation), convertir en gris, convertir en binaire, table (solariser, postériser, sépia). Cela peut sembler compliqué mais il suffit en fait d'ouvrir l'image à partir de l'arborescence et d'essayer tout ce que proposent les menus, en prenant toutefois des notes au début. J'ai surtout joué avec le noir et blanc,  luminosité/contraste/gamma ainsi que teinte/luminosité/saturation.

Il ne s'agit nullement de programmer la réalisation de tableaux, même si quelques images en fourniront peut-être des bases mais plutôt de travailler ma perception de la composition et d'en étudier quelques paramètres.
Pour vous donner une idée de ce dont je parle, voici quelques exemples. Le reste des images est à voir dans le diaporama. (Petit conseil pratique : ouvrir dans un nouvel onglet dans Firefox - clic droit - pour fermer plus facilement l'album Picasa).  Il y en a beaucoup car les possibilités sont infinies et j'ai eu un peu de mal à m'arrêter.



La suite demain ou après-demain sur les paramètres de composition que j'ai expérimentés.

10 avril 2010

La conscience du temps II

Après une version très calligraphique du texte de F. Cheng, j'ai cherché une version plus picturale, qui m'a permis d'aborder le sujet de manière plus sensible.
J'ai travaillé en transparence, en superposition, en effacement et enlèvement de matière;  en mêlant les différents plans et différents types d'écritures.
Car : "...Les composantes de cette durée demeurent dans une "contemporanéité" en se jouant de la chronologie et en convergeant toujours vers un présent."






Dimensions : 40x60
Technique : médium enduit, lignes scarifiées, noir de fumée, gouache blanche, encre acrylique blanche FW.
Outils : gouge, tire-ligne John Neal, suede pen, pinceau plat, plume speedball C5, plume baïonnette, éponge ménagère.


07 avril 2010

La conscience du temps

Dimensions : 40 x 60
Technique : Médium enduit, collages successifs de papiers chinois, enduit à la poudre de marbre, pigment noir de fumée, plumes brauses n°3, 5 et 2.

J'ai travaillé une écriture qui emprunte la majorité de ses formes à la chancelière mais en créant des déséquilibres, des exagérations dans le tracé des lettres, en basculant celles-ci les unes par rapport aux autres, en contrastant les épaisseurs de traits et en prenant des libertés avec les orientations de ces derniers. Évidemment, j'ai beaucoup manipulé, voire forcé, la plume.
J'ai aussi essayé de jouer sur les rythmes, les espacements, les entremêlements avec des étirements importants des attaques et des empattements. Les interlignes réduits participent à l'obtention de textures.
Voir les essais dans le carnet

La composition du tableau utilise le collage de papiers chinois translucides avec une fine couche d'enduit à la poudre de marbre pour adoucir  les textures et faire émerger des lignes d'écritures plus noires qui structurent l'ensemble.











Depuis quelques temps, je travaille sur des textes qui justement explorent le thème du temps. C'est le fil conducteur de l'exposition qu'organise bientôt l'association de calligraphie latine Skrivañ.

Le texte est extrait de l'ouvrage de F. Cheng, " Cinq méditations sur la beauté", paru en 2006 chez Albin Michel. Une partie de cet extrait  qui s'interroge sur le temps, me semble pouvoir s'appliquer à la calligraphie latine (correspondance temps/espace...) :
"... Cela à l'image d'une mélodie qui n'est pas formée d'une simple addition de notes et dans laquelle chaque note découle de la précédente et colore la suivante. La durée opère aussi à l'intérieur d'elle-même ce processus par lequel chaque composante se laisse marquer par d'autres, tout en imprimant sa marque sur les autres."


En savoir plus sur F. Cheng
Pour dépenser quelques petits sous

22 janvier 2010

Matin du monde.


Un de mes premiers petits carrés médium. Un petit terrain (20x20) d'essais : composition, profondeur, enduction, travail de la matière, outils, tenue de média, brillance/matité, voile.
Composition : travail sur la profondeur par une composition en bandes verticales en jouant sur la netteté ou le flou des frontières, la couleur, les superpositions, les effacements, le voile.
Enduction : utilisation du couteau, renforcement du relief en frottant du brou de noix et un pigment de fabrication maison (ardoise pilée). Ajouts et enlèvement de couleurs jusqu'à trouver l'équilibre souhaité.
Outils : trouver les outils et ajuster la viscosité de la couleur pour écrire sur une surface dure, sans ressort contrairement au papier (plume pointue, cola pen, plume carré tape, stylo pinceau à cartouche d'encre pigmentée, utilisation de fiel de bœuf pour faire tenir l'encre sur une surface fixée donc bouchée, hydrophobe ).
Brillance/matité : utilisation de la gouache métallisée, ponçage de certaines surfaces, application à l'éponge de maquillage d'un voile d'acrylique blanche.

Le texte : fin de la deuxième méditation sur la beauté de François Cheng.
Cf post du 10 janvier 2010

10 janvier 2010

Citation de François Cheng

Je relis souvent un passage (page 51 de l'édition originale) de la deuxième méditation des "Cinq méditations sur la beauté" de François Cheng. Il parle du temps, de la durée :

"Un présent qui, de fait, ouvre toujours sur un passé et un futur. Cela, à l'image d'une mélodie qui n'est pas formée d'une simple addition de notes et dans laquelle chaque note découle de la précédente et colore la suivante. La durée opère aussi à l'intérieur d'elle-même ce processus par lequel chaque composante se laisse marquer par d'autres, tout en imprimant sa marque sur les autres."


François Cheng choisit une image musicale pour expliquer sa conception du temps. Cette phrase me semble aussi pouvoir s'appliquer à la phrase calligraphiée, gestuelle bien sûr mais aussi formelle.


lien commercial
Pour en savoir plus sur François Cheng


Revenir au post du 22 janvier 2010

07 janvier 2010

Circulation ciel terre

 Ce tableau est inspiré d'un passage  de l'ouvrage de François Cheng : "Cinq méditations sur la beauté", publié en 2006 chez Albin Michel.
N'ayant pas noté les références du passage sur le moment, et celui-ci étant tracé de manière illisible, je ne sais plus ce qui est écrit, il ne me reste que l'impression, plus exactement la sensation du texte. J'ai intitulé ce tableau circulation ciel terre, et sans tomber dans une spiritualité de bazar, j'ai tenté de montrer la communication entre le concret et la vie de l'esprit au sens large. La composition suggère le sol sans le montrer mais en le plaçant comme origine du mouvement ascendant, et contrairement à ce que l'on attendrait, j'ai choisi la clarté, la transparence en bas du tableau. Et de même, j'ai aussi inversé le code en chargeant de couleurs sombres le haut du tableau. Je garde cependant une sortie positive en suggérant la lumière en hors champ en haut à droite. Le mouvement de la nuée est ascendant, mais le texte situé dans sur la colonne descend. Par ailleurs, la partie claire abrite en transparence des écritures. J'essaie ainsi, par la composition, de suggérer et  la complexité portée par des langages conscients ou inconscients, très éloignés des oppositions binaires, et  la coexistence communicante entre l'esprit et le corps, la matière et l'esprit.

Dimensions : 30x30
Technique : médium enduit, encre de chine, pigments rouge anglais et blanc de titane, crayons pastels secs.

PS : Je viens de changer l'image du post du 3 janvier.

13 novembre 2009

Asie imaginaire

J'ai écrit le texte de ce tableau suite à la lecture de l'ouvrage de François Cheng "Souffle-Esprit" qui présente des textes de peintres chinois qui ont consigné leurs réflexions et expériences. (voir liens ci-dessous). Le texte de départ était plus long.

"Asie imaginaire, car en pratiquant l'ellipse, les peintres chinois, tout en invitant l'observateur à l'intérieur du paysage, lui suggèrent parallèlement un infini spatio-temporel. Cette conception de l'inachevé ouvre alors une possibilité elle aussi infinie de projection dans l'imaginaire."

J'ai commencé ce tableau cet été, alors que je traduisais péniblement le livre de Brody Neuenschwander "Textasy". Il y parle de ses fonds en papiers collés au lait de chaux. Ne disposant pas des détails techniques, j'ai préparé une mixture perso pour coller et enduire les papiers chinois que j'avais préalablement monotypés. C'est en imprimant ces papiers que j'ai composé l'image, en recherchant un traitement de l'espace particulier. Le tableau fonctionnait déjà tel quel, il en émanait une sensation qui m'était familière.

Dès l'enfance, j'ai eu l'occasion de confronter la vision occidentale de l'espace à celle des peintres chinois. J'étais intriguée par les paysages. Je les trouvais extrêmement beaux. C'est lorsque l'on m'a expliqué en cours d'histoire, les règles de la perspective mises au point par les peintres de la renaissance italienne, que j'ai compris. En regardant les paysages chinois, j'étais face à une conception culturelle de l'espace totalement différente de celle de l'image occidentale, distanciée, très loin d'une géométrie de l'espace qui met l'homme au centre.
Je n'ai cependant pas voulu fabriquer une chinoiserie. Le paysage d'inspiration asiatique est suggéré, se place en arrière-plan, j'ai tracé  une calligraphie latine contemporaine en premier-plan, placée sur le côté droit. C'est un choix culturellement occidental  de représentation du temps de la gauche vers la droite.



Technique : collage de couches de papiers chinois monotypés sur médium. Lait de poudre de marbre peigné, pigments, gouaches, impression lino à l'acrylique. Ecritures à la plume Speedball n°5 et pinceau pointu.

Format : 70x50





L'ouvrage de François Cheng : Souffle-Esprit
En savoir plus sur François Cheng