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02 septembre 2026

PAYSAGE & COMPOSITION : autour de 4 points riches.

 










La règle des tiers induit quatre points riches. En guise de fin pour mon album Paysage et composition, je me suis livrée à un exercice de style : dessiner quatre compositions formelles, chacune ancrée sur un des points riches. Les éléments sont assez semblables et leurs dimensions sont fonction de la position du point riche. Sachant que l'on entre dans l'image par le tiers gauche et que l'on en sort par le tiers droit, la perception des masses se traduit par des présences différentes des volumes. En comparant les quatre propositions, lesquelles semblent les plus lointaines, les plus imposantes, les plus figuratives, les plus positives, les plus ouvertes ? Lesquelles offrent une sortie, un passage vers un ailleurs? Lesquelles enferment, semblent presqu'infranchissables ?
















Et pour finir, la dernière composition de l'album.


Approfondir le sujet: suivre ce lien.

30 août 2026

Paysage & composition : règle des tiers des pages 18 à 25

 


 Pour ce post, j'ouvre mon album de la page 18 à la page 25. Ci-contre, vous voyez la page 20. Ces pages travaillent sur la règle des tiers. La règle des tiers repose sur la division par trois des côtés de l'image. Les lignes horizontales et verticales tracées à partir de ces repères quadrillent l'image. Elles la divisent en trois surfaces, horizontales ou verticales, elles constituent aussi bien des frontières que des lignes de force où poser des motifs et en se croisant elles définissent quatre points riches qui focalisent préférentiellement l'attention. Cette règle s'impose dans la peinture occidentale depuis la Renaissance et est reprise par la photographie dès ses débuts. Elle participe aux conventions culturelles de l'image occidentale pour rendre compte de la représentation en deux dimensions sur le plan de la page d'un espace réel en trois dimensions. 
 Il est important de noter que les règles de composition ne sont pas faites pour être respectées à la lettre,  mais s'utilisent souplement, partiellement. La distance entre une image fabriquée  et une mise en page formelle appliquant les conventions de composition strictement appartient à chaque concepteur d'image, c'est sa liberté. Ces règles sont un support pour réaliser une image comprise par ses destinataires, facilitant sa réception.

J'ai basé cette image n°20 sur le placement de la ligne d'horizon sur la ligne de tiers inférieure. Deux formes apparentées à des triangles aplatis s'y attachent, celui de gauche deux fois plus important que celui de droite. L'ajout d'un élément sortant en bas de l'image induit la présence d'un regardeur et augmente les informations sur l'espace représenté. Cet ajout définit la zone vide entre les deux éléments comme un espace fermé avec une ouverture étroite au niveau de l'horizon. Il n'y a pas d'espace objectif représenté sur cette image, pas de photo, pas de souvenir d'un lieu précis. Ce n'est qu'un travail de mise en place formelle. Si l'on y voit un paysage, ce n'est que l'intégration culturelle insconsciente des règles de composition qui le crée dans l'esprit de chaque regardeur de cette image.

Sur les deux images qui viennent, la structure dessinée est la même. Les couleurs, les contrastes et les lumières tirent la réception de cette image vers le figuratif ou l'abstrait.


Ci-dessous, deux compositions sur deux formats double-carré horizontaux :



Tiers du bas et tiers du haut :



Ces notions seront appronfondies lors du stage de quatre jours que j'animerai à Montreuil-Bellay au Relais du Bellay du vendredi 25 au lundi 28 septembre prochains.
Renseignements : suivre ce lien.
Inscription auprès d'Anima libri : animalibri@gmail.com

23 août 2026

Paysage et composition, abstrait versus figuratif

 



J'ai passé une partie de l'été sur de petites études de composition paysagère. Les feuilles simples mesurent 20,5 x 20,5 cm, je les ai collées sur des onglets afin d'en faire des feuillets que j'ai pu relier. Les deux plats de couverture sont des feuilles de 5°Wpapiers que j'ai enduites et mises en couleur avec de l'ocre jaune italien Clavé (Boesner). Le motif utilise du pigment bleu gris de Gerstaecker. Le titre a été calligraphié à l'automatic pen n°5 et la surface des lettres animées avec un fineliner noir.

Après une série de croquis pochés, qui utilisait souplement les règles classiques de composition d'une image, j'ai repris celles-ci sur des vignettes, dans une approche formelle qui cependant prend en compte un aspect plus ou moins figuratif. Mon sujet d'étude tient dans ce "plus ou moins" : travailler dans un esprit abstrait, penser équilibre, masses, circulation, hors-champ, contraste, partition de l'espace en tiers voire 4/5ème et évoquer des paysages possibles. Ces règles qui peuvent soutenir une composition abstraite structurent les oeuvres peintes depuis la Renaissance et constituent le système de codage qui rend harmonieuse la traduction en deux dimensions d'un espace réel physique qui lui est en trois dimensions.  
J'ai travaillé sur des petits carrés puis j'ai exploré des panoramiques en double-carré et des formats verticaux eux aussi en double-carré. Sur les images, les quatre points riches apparaissent assez souvent, ils sont le point d'appui des compositions.

L'album s'ouvre sur les croquis pochés réalisés sans trop d'intentions, dans un but d'entraînement :


Viennent ensuite des pages de vignettes, comme de mini études formelles :



Une structure identique pour 4 petites compositions situées à des points différents sur l'échelle abstrait/figuratif :


La suite à suivre bientôt.

Ces études font partie de la préparation du stage en résidence que j'anime pour Anima Libri du vendredi 25 au lundi 28 juillet 2026 : "Matière et paysage au Relais du Bellay".
En savoir plus : suivre ce lien.