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29 mai 2014

Théorie des couleurs : l'album de stage.



 Je vous parlais dans un post récent du stage sur la couleur que j'avais suivi avec Marion Andrews. Depuis, j'ai relié les exercices dans un carnet à la japonaise.

Les exercices sont réalisés sur du papier aquarelle basique, un bloc 24x32 de chez Dalbe. J'en ai réalisé une partie sur des demi-feuilles, et d'autres sur des feuilles entières destinées à être repliées (avec une découpe pour tenir compte de la couture) pour correspondre au format panoramique. Le carnet est cousu à la japonaise et les feuilles sont ensuite rainées pour faciliter la consultation et l'ouverture. Les couleurs employées sont des gouaches extrafines de marques Linel, Horadam, Plaka et Windsor & Newton. J'ai une préférence pour la gamme Linel.

Les aspects de la couleur abordés sont les suivants :
-Réalisation du cercle chromatique : primaires, secondaires et tertiaires. On s'aperçoit des limites d'utilisation de seulement trois couleurs primaires. Pour que toutes les couleurs secondaires soient belles, chaque primaire nécessite deux teintes, une chaude et une froide.
-Utilisation du cercle chromatique pour réaliser des harmonies complémentaires. Deux couleurs diamétralement opposées sur le cercle sont complémentaires, par exemple le bleu et l'orange. Une autre façon de l'exprimer : le mélange de deux primaires est complémentaire de la primaire restante. La confrontation de deux complémentaires est souvent trop frontale, manque de subtilité. On peut alors utiliser un triangle isocèle à base étroite que l'on superpose au diamètre du cercle chromatique : les couleurs pointées par les trois angles donnent une harmonie plus vibrante : à l'une des deux couleurs complémentaires se substituent deux couleurs analogues (= proches, contiguës sur le cercle).  C'est ce que j'ai essayé d'expérimenter sur les premières études ovales.
Réalisation de deux palettes complémentaires : celle des verts et celle des oranges. Les palettes sont une aide au choix des teintes lors de l'exécution.
On peut aussi teinter l'environnement neutre d'une couleur forte avec sa complémentaire (gris coloré).
-Dégrader et rabattre une couleur : la palette est réalisée en choisissant trois couleurs sorties du tube arbitrairement. Chacune est dégradée avec du blanc et rabattue avec du noir. Chaque colonne présente une harmonie de teinte et chaque ligne une harmonie de valeur.
-Le cernage : cerner en noir, cerner en blanc.
-Une étude de valeurs en noir et blanc. En fait je n'ai utilisé que du noir que j'ai plus ou moins dilué avec de l'eau. Ces valeurs m'ont permis de rendre le volume.
-La dernière étude s'intéresse aux couleurs de terre, issues directement de pigments et non d'un mélange de primaires. Elles offrent un choix de couleurs profondes et belles.

Sur la couverture, je me suis amusée avec des lettres colorées dessinées sans prétention, en utilisant la théorie de manière souple. Cette dernière est une aide, non un système de règles strictes.







21 mai 2014

Théorie et pratique de la couleur avec Marion Andrews.


Mise en commun de réalisations



 Le week-end dernier, j'ai eu la chance de participer à un stage animé par Marion Andrews, sur le thème de la couleur. Deux jours de "zénitude" (le mot est dans le Larousse 2014)  deux jours de calme sous le regard bienveillant de Marion. Elle était invitée par l'Atelier de calligraphie latine Skrivañ.

Tranquillement, l'air de rien, en  nous proposant une série d'exercices entrecoupés de courts moments théoriques, elle nous a doté(e)s de méthodes de travail et nous a fait découvrir des propriétés de la couleur, propices à la création d'harmonies.




Ambiance de stage :















Étude de valeurs de noirs ( dilués)



Palette de tons de terre (+ laque de garance) et étude d'une harmonie issue de cette palette. (Je me suis autorisée un gris de Payne.)


Mon idée était de représenter des emballages de bonbons ou de chocolats, dans un esprit assez ludique.

14 septembre 2010

Les villes tentaculaires 2.

Vous voyez ci-contre la partie centrale du triptyque que j'ai commencé à vous présenter la semaine dernière.
Ce triptyque comporte quelques extraits des "Campagnes hallucinées" et des "Villes tentaculaires", mais au-delà des textes, c'est l'atmosphère générale des recueils en entier que j'ai tenté d'exprimer. Les textes se devinent, ils précisent le sens, mais ils sont loin de le porter à eux-seuls. La composition, la limitation de la palette de couleurs -noir, blanc et violet de mars-, les éclairages blafards, les scarifications parlent bien plus de l'exode, de la désolation du chemin, du désespoir de l'arrivée. Sur la troisième partie du triptyque que vous verrez dans quelques jours, j'ai légèrement élargi la palette des couleurs....

Dimensions : 30x27,5
Technique : médium enduit, Pigments -noir de fumée, blanc de titane, violet de mars- collage de papiers chinois travaillés (dont écritures en miroir), lignes scarifiées avec un X-acto.

29 juin 2010

Travail en cours 1 : interrogations ...réflexion.




J'ai la plupart du temps des fonds de tableaux laissés en suspends, qui ont besoin de temps pour mûrir. En voici un. Je l'ai réalisé il y a quelques mois.
J'ai eu envie de traiter de la notion "d'hubris" (la démesure au sens antique du terme) dans une optique plus exploratoire des émotions que morale.
D'un point de vue visuel, je pense que le tableau fonctionne pas mal. Je n'ai pas encore trouvé de texte, je pense à Achille dans l'Iliade. Mais je me pose aussi la question - comme il m'arrive parfois - :  Faut-il calligraphier ? Ce n'est pas fixé, je tourne autour du sujet, traduire, calligraphier la démesure n'est pas chose facile.
J'ai l'été pour m'y atteler.

Dimensions : 70 x 50
Technique : médium enduit, pigments.


Détail :  

 
















Définition du terme " hubris"  par "Le garde-mots"
Discussion sur la notion d'hubris dans le blog des correcteurs du Monde
                                                                                                                 

13 juin 2010

Petits carrés de Juin : Ô Nuit, Nuit voilée 1.


Dimensions : 20 x 20
Technique : médium enduit
Outils : automatic pen, tire-ligne, couteau à peindre, éponge.
Pigments : ocre rouge, blanc de titane, noir de fumée, carmin d'indigo.

D'un départ très calligraphique - l'écriture que j'avais mise au point pour le tableau "Le temps du calligraphe" sur un fond ocre rouge - le tableau a beaucoup évolué au fil d'interventions multiples : trames d'écritures, lavages, voiles de couleur, lettres, frottages à l'éponge, modifications de la composition... Et au final, l'on devine le fond ocre rouge dans les formes vides des lettres disparues.Le texte s'efface et devient peinture. Juste transparaît la sensation .




Voici celui-ci, emprunté au  recueil "La corbeille de fruits " de Rabindranath Tagore.

20.

 Ô Nuit, nuit voilée, fais de moi ton poète !
 Certains se sont tenus, muets, dans ton ombre, durant des siècles : laisse-moi révéler leurs chants.
 Prends-moi sur ton chariot sans roues qui bondit silencieusement de monde en monde, ô toi, reine dans le palais du temps, toi, magnifique et obscure !

16 mai 2010

Petits carrés de mai 2.


Support : petit carré mis au rebut enduit à nouveau en noir. Des écritures antérieures transparaissent sous le noir. Elles sont renforcées par un voile de blanc de titane qui donne aussi de la présence aux lignes en relief créées lors de l'enduction et éclaircit le fond, offrant suffisamment de contraste pour tracer en noir sur noir. Les écritures sont réalisées au cola pen et à la plume J. Un surplus de matière imprévu mais heureux est apparu sur la gestuelle au cola pen avec l'application du fixatif.

Dimensions :  20 x 20

L'intégralité du texte est présente sur le carré d'origine, une partie seulement sur cette seconde surface. Je l'ai choisi dans le recueil "Poésie verticale" d'un auteur argentin, Roberto Juarroz. J'y retrouve sous une forme poétique et épurée les interrogations sur la réalité que j'ai appréciées chez d'autres auteurs argentins comme Borges ou Cortazar.


Texte de Roberto Juarroz (153 - V 43) :

Le toucher invente dans la nuit
un dessin nouveau
.

Et le corps reformule en lui-même
la réalité primordiale.

Le toucher est une autre forme de pensée du corps.

En savoir plus sur Roberto Juarroz (Wikipedia)

Dans les librairies en lignes :
http://www.jose-corti.fr/auteursiberiques/juarroz-roberto.html
http://www.amazon.fr/Po%C3%A9sie-verticale-Roberto-Juarroz/dp/2757800256
http://livre.fnac.com/a1825949/Roberto-Juarroz-Poesie-verticale

01 février 2010

Menu livre pour Maryse

Menu livre dans le sens de petit, modeste.
Dimensions : environ 15x25.

J'ai choisi le texte dans " L'agenda du poète" de Bernard Friot. (journée du 24 octobre) En voici le texte :

"L'espace commence ainsi, avec seulement des mots, des signes tracés sur la page blanche."
                                                       Georges Pérec




J'ai eu envie de blanc, de quelques traces noires dans un espace virginal, voilé. J'ai utilisé des matériaux blancs qui existent au-delà de leur absence de couleur par leurs matières et leurs températures : papier artisanal du moulin de Kereon (Saint-Sauveur dans le finistère) à base de chanvre qui contient des coquilles d'oeuf sur lequel j'ai pratiqué des lignes de perforations à la machine à coudre (petits vides ordonnés), tissu d'organdi (froissé pour l'étui ), papier chinois Wenzhou (léger mais résistant), papier incluant des fils, papier japonais évoquant le papier à cigarette (blanc froid, grammage 35g). Ce dernier papier a été monotypé de quelques traces au noir de fumée et cousu d'une feuille de papier wenzhou. Le texte est lui aussi tracé au noir de fumée. La reliure est une simple couture machine avec un fil blanc.

J'ai tenté de décliner des oppositions subtiles : températures des blancs, poids des matières, surfaces des matières et un contraste net : noir sur blanc. Je voulais faire exister d'abord l'espace sur lequel se posent ensuite quelques traces, quelques mots. Et pourtant c'est ceux-ci qui transforment le vide en espace, c'est la dualité qui fait exister.



 



Le nom des matériaux compte aussi : les coquilles d'œufs évoquent l'oiseau, j'utilise souvent le noir de fumée mais je n'aurais pas choisi cette fois-ci le noir d'ivoire pour avoir la présence du terme "fumée", la simple prononciation du mot "organdi" suggère le blanc, la pureté, l'enfance, le sucre candi blanc (juste par proximité sonore). Ces mots créent un halo sémantique supplémentaire.
Toujours dans le même ordre d'idées, si je fais d'abord des choix visuels de couleurs, la force sémantique de leur nom leur permet parfois de s'imposer : violet de mars, caput mortuum...

20 janvier 2010

Exposition Filigranes : Clochers 3

Dernier opus de la série  sur le texte de Rimbaud, un triptyque de grandes dimensions 50x100  x 3.
C'est la seule fois où j'ai travaillé sur un si grand format. Cela a posé quelques difficultés techniques : c'est plutôt petit chez moi et j'ai disposé des écritures gestuelles en cercles. J'ai placé les panneaux sur des tréteaux et les ai sans cesse déplacés et j'ai fait un usage important de papier essuie-tout et du sèche-cheveux.
J'ai choisi une harmonie bleue (ultramarine éclairci de blanc, carmin d'indigo, bleu primaire et blanc de titane). Des lignes de texte s'entrelacent par-dessus des bulles d'écriture en texture qui flottent. La fin du texte se dépose en ombre légère à la fois sur le tableau et le mur. Légèreté, transparence, c'était le thème de l'exposition.
Avec le recul, le tableau est plaisant mais me semble peut-être un peu décoratif.
Le circuit de visite était le suivant : 1. vision d'ensemble (le triptyque et les deux livres uniques), 2. Clochers (livre en boîte), 3. tryptique, 4. livre blanc à droite.




Réponse à Mido : le support est comme souvent du médium enduit. Le fond est fait à la peinture acrylique bleu ultramarine mélangé à du blanc sur le support (il faut travailler rapidement pour que les couleurs se fondent bien). Il y a quelques impressions de lettres en bois à l'acrylique en arrière plan.  Les petites écritures horizontales et circulaires sont tracées à la plume pointue et au folded pen de John Neal avec des pigments (carmin d'indigo, bleu primaire et blanc de titane), la grande phrase au pinceau plat large au blanc de titane. Le tout est fixé au vernis en bombe mat.









PS : Nous sommes toujours en janvier, vous pouvez donc chaque soir voir une nouvelle image affichée dans le post du 3 janvier.

17 janvier 2010

Exposition Filigranes : Clochers 2


Toujours sur le même texte de Rimbaud, j'ai fabriqué un livre blanc.
Blanc pour évoquer les linges d'église, la légèreté, la pureté. Enfin, toute la symbolique morale du blanc, au premier degré dans la réalisation et un peu au second degré aussi pour les clichés assumés.


La couverture, un morceau de taie d'oreiller ancienne blanchie à l'acrylique, est enveloppée de gaze chirurgicale, le texte est écrit en fond, en texture au pigment blanc de titane, il était présenté sur un linge ancien. J'ai repris le texte de manière lisible, en contraste à l'encre ferrique. Au bas de chaque page le titre du texte "Phrases" se répète en une ligne continue gaufrée. Pour réaliser ce gaufrage, j'ai imprimé des lettres en bois sur un carton fin, je les ai découpées puis collée sur une matrice aux dimensions de la feuille. Chaque page est ainsi passée à la presse. Le papier Bambou de chez Hahnemühle est assez rigide mais réagit bien au gaufrage à la presse.














Dimensions : 24x17
Les photos du livre en position verticale sont de Claire-Do Muller.

Voir les pages intérieures.


P.S. : Comme chaque soir, l'image du post du 3 janvier a été modifié. Meilleurs voeux.

07 novembre 2009

Impression de profondeur




Comme j'avançais, le vent, m'apportant un message des cieux, le laissa tomber sur les fils du télégraphe qui vibrèrent ; je m'assis aussitôt sur une pierre au pied du poteau et écoutai. Il disait simplement : "Rappelle-toi, mon fils, n'oublie pas un instant qu'il y a des plans de vie plus élevés, infiniment plus élevés que celui sur lequel tu voyages à présent. Sache que le but est lointain, qu'il est élevé, qu'il est digne de tout l'effort de ta vie pour l'atteindre." Ce fut tout, j'eus beau rester assis quelques minutes encore, je n'entendis plus rien.








Ce tableau résonne sur un texte extrait du journal de H.D. Thoreau (1817-1862). H.D. Thoreau est surtout connu comme l'auteur de "La désobéissance civile", ouvrage qui a inspiré les formes de l'action politique de Gandhi. Mais cet homme a aussi vécu au plus proche de la nature, des rythmes naturels et son journal en est le reflet.

 C'est dans ce tableau que j'ai pour la première fois consciemment utilisé la température des couleurs pour obtenir un effet de profondeur, de troisième dimension. Les écritures fines et grises reculent dans le fond du tableau, les écritures rouges avancent vers l'observateur.  J'ai rajouté un plan supplémentaire, peu visible, pratiquement  ton sur ton, qui apparaît plus ou moins selon la lumière ambiante et l'angle de vue.

Format : 30x30
Technique : médium enduit, pigments, gouache, encre de chine.
Outils : Colapen, plume pointue, plume baïonnette.

Pour en savoir plus sur H.D. Thoreau


05 novembre 2009

Termites

Il y a quelques mois, au lieu d'enduire mon panneau de médium en blanc cassé, j'ai voulu essayer un effet de porte étroite et travailler à partir d'une matière sombre. J'ai d'abord creusé un léger sillon vertical  puis posé une bande verticale et irrégulière en jaune indien et orange de cadmium pour la saturation de la couleur. La couleur sombre est ensuite venue de part et d'autre, en léger relief. Je m'approchais d'une sensation, mais elle n'était pas encore définie. Mon regard croisait cette surface avec sa fente lumineuse, mais je ne savais pas vraiment ce qu'il y avait derrière. Il n'y avait qu'à attendre. . .  qu'à attendre le livre, le texte, le pré-texte qui approfondirait le sujet. C'est un ensemble de textes, le seul recueil de poèmes publiés par Nicolas Bouvier qui s'est présenté. Un an auparavant, j'avais vu une exposition de ses photos à la Bibliothèque d'Etude de ma ville, et j'avais indéfinissablement été touchée par leur humanité.

J'ai choisi un texte, "D'un plus petit que soi" qui commence par cette mélopée nocturne, :
"Termes nocturnis
 Termes obscuriceps 
 Termes taprobanis
 ..."
J'ai modelé discrètement  les surfaces sombres pour donner de la   profondeur à la nuit et monté la vibration orange en commençant par du caput mortuum et en descendant la gamme de valeurs jusqu'à l'orange de cadmium en surface. J'ai superposé les écritures, les textures en un serpent qui s'enroule autour de la fente centrale. Personnellement je vois un mouvement à la fois descendant et ascendant. C'est ce que j'ai voulu, je suis incapable de dire si c'est perceptible.





 C'est un tableau qui est polysémique, qui veut permettre de multiples projections.C'est aussi le cas du texte originel. Selon la distance que je choisis, il peut raconter des histoires intérieures, ou bien à l'opposé, des histoires descriptives, narratives, au choix de celui qui regarde. Toutes celles que je me raconte sont vraies. Je perçois rarement les vérités comme uniques.


Avant ce tableau, j'avais peint celui-ci, sur le même texte. J'en avais juste traduit un moment donné.


Formats :

Termites : 60x40
D'un plus petit que soi : 25x25






03 novembre 2009

La mort d'Hector





Progressivement, j'augmente le format des tableaux, celui-ci mesure 80x60.
C'est toujours du médium enduit, en techniques mixtes: pigments, collage de papier chinois travaillé. Les outils : tire-ligne et folded pen de chez John Neal, plume pointue moyenne, chiffons, pinceau de bricolage très abimé.
Dominent les pigments noir de fumée et le magnifique oxyde de fer orange de la Coopbio.













Le texte provient de l'Iliade et relate la fin du combat qui oppose Achille à Hector et la mort de ce dernier. J'ai essayé de rendre une atmosphère violente. L'oxyde de fer orange, couleur de rouille, chargé de fer est la voix d'Hector, le noir de fumée la voix d'Achille. Les écritures ne sont pas lisibles, elles se  constituent en textures de capitales nerveuses, pulvérulentes.
Sur le côté gauche du tableau, la longue bande de papier monotypé et écrit pose les origines du combat. C'est un passé de violences accumulées. A droite, le mouvement ascensionnel ne contient plus de texte, c'est la résolution du conflit entre les deux héros. Il n'y a plus rien à dire, il ne reste qu'une terre brûlée et la légende du héros mort.
Ce tableau évoluera peut-être encore.