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22 octobre 2010

Un petit tour dans mon carnet "Fonds de matières et essais".









Un petit tour dans mon carnet "Fonds de matières et essais", outil à la fois de recherche et de mémoire.
La première image présente un essai d'écriture informelle au pinceau plat à la gouache blanche additionnée d'un peu de médium mat. J'ai ensuite passé un voile d'aquarelle gris de Payne, que j'ai absorbé. Puis j'ai cerné les écritures et la tache d'aquarelle et repris les surfaces des lettres au blanc de titane. Un petit esprit "graf".

Sur les deuxième et troisième images j'ai cherché autour du sombre et du clair, de la notion d'ouverture, de fenêtre.

17 septembre 2010

Les villes tentaculaires 3.


Voici le troisième et dernier élément du triptyque "Les villes tentaculaires".

"Des lettres de cuivre inscrivent l'univers", de cuivre brillant et clinquant, et non des lettres d'or. La palette des couleurs s'est élargie de couleurs chaudes et la composition est plus riche en zones contrastées d'ombres et de lumières, en plans sous-jacents, dérobés. Ce sont les lumières factices de la ville...

Dimensions : 20x20
Technique : médium enduit, fond au noir de fumée en "petit humide" au pinceau ébouriffé et à l'éponge. Collage de papier whenzou monotypé puis repris à l'aquarelle, textures de lettres.
Pigments : noir de fumée, ocre jaune Nordin, aquarelles  ocre jaune et rouge indien de W&N.

14 septembre 2010

Les villes tentaculaires 2.

Vous voyez ci-contre la partie centrale du triptyque que j'ai commencé à vous présenter la semaine dernière.
Ce triptyque comporte quelques extraits des "Campagnes hallucinées" et des "Villes tentaculaires", mais au-delà des textes, c'est l'atmosphère générale des recueils en entier que j'ai tenté d'exprimer. Les textes se devinent, ils précisent le sens, mais ils sont loin de le porter à eux-seuls. La composition, la limitation de la palette de couleurs -noir, blanc et violet de mars-, les éclairages blafards, les scarifications parlent bien plus de l'exode, de la désolation du chemin, du désespoir de l'arrivée. Sur la troisième partie du triptyque que vous verrez dans quelques jours, j'ai légèrement élargi la palette des couleurs....

Dimensions : 30x27,5
Technique : médium enduit, Pigments -noir de fumée, blanc de titane, violet de mars- collage de papiers chinois travaillés (dont écritures en miroir), lignes scarifiées avec un X-acto.

12 septembre 2010

Les villes tentaculaires 1

Voici le premier élément d'un triptyque réalisé sur des textes d'Emile Verhaeren extraits des "Campagnes hallucinées" et des "Villes tentaculaires".

C'est un poète belge d'expression française qui a vécu de 1855 à 1916. Il a entre autres publié deux recueils de textes poétiques sur l'exode rural vers les villes industrielles. Je l'ai découvert à l'école, à la fin du primaire et j'ai à l'époque été sensible au rythme de sa langue et à sa puissance d'évocation. C'était mon premier contact avec une poésie noire, douloureuse, traitant de la condition humaine, à l'opposé des jolis textes que l'on donnait à apprendre aux élèves. Trente-cinq ans plus tard, cette émotion ne s'est pas démentie, elle s'est juste complétée par la dimension politique de cette poésie.

Dimensions : 20x20

Technique : médium enduit, pigments (noir de fumée, violet de mars, rouge anglais), collage de papier chinois monotypé, lignes blanches scarifiées.

08 septembre 2010

La bouche est la brèche.







Dimensions : 62x20

Technique : médium enduit, pigment carmin d'indigo, encres acryliques blanche et  noire, lignes gravées à la pointe sèche. Folded pen. Les écritures encore humides sont absorbées, puis partiellement lavées.

Ce tableau repose sur un texte d'Edgar Morin, extrait du tome 1 de "La méthode", "La Nature de la Nature" : p 207 de l'édition en Points SEUIL (1er trimestre 1981), lignes 10 à15 puis lignes 17 à 20. Comme pour "Ordre et désordre 1", le texte y est mais volontairement illisible.

24 août 2010

Ordre et désordre 1.














Dimensions : 60 x 40

Technique : Médium enduit, pigments (blanc de titane, carmin d'indigo et caput mortuum), lignes gravées, encres acryliques blanche et noire.
Outils : folded pen, pinceau japonais. Eponges, chiffons, pointe sèche.


Réalisé en relation avec un texte extrait du tome 1 de la Méthode d'Edgar Morin. Le texte y a été (la partie transcrite en bleu ci-dessous) mais a subi des effacements, des superpositions, je souhaitais l'illisibilité du texte, pour qu'il change formellement de statut, qu'il s'enfonce dans un langage plastique.


Extrait du texte d'Edgar. Morin :

"L'ordre a cessé d'être absolu, il est devenu relatif et relationnel. L'ordre est devenu provincial, mais sa zone d'influence, surtout gravitationnelle, s'étend très loin. Il sait, dans et par l'organisation, résister au désordre, gagner sur le désordre.
Il est capable de progrès, et ces progrès le transforment. Plus l'organisation est riche, plus elle est riche en désordres, plus l'ordre comporte du désordre, qui devient un ingrédient de l'ordre organisationnel, lequel devient de plus en plus raffiné, mais aussi régional et fragile...L'ordre vivant est si raffiné et délicat qu'il serait d'une fragilité extrême, si précisément son raffinement ne lui permettait de manipuler le désordre à son profit, et surtout de se régénérer et se réorganiser en permanence. "


Le premier tableau de la série.
Librairie

21 août 2010

La nuit est un navire.


Support : Ingres Fabriano fin bleu nuit.
Médium : gouache Linel jaune de Naples.
Outil : Plume J


Ceci est un travail qui date de quelques années. Je l'ai réalisé lorsque je mettais au point ma chancelière fine. Je suis partie du modèle que Julien Chazal a mis en ligne sur son site puis je l'ai un peu adapté. J'ai beaucoup appris en observant ce modèle. Dans sa chancelière fine, Julien Chazal déplace les pleins et manipule les angles.

Ici, j'ai tracé une chancelière non à la plume carrée mais à la plume pointue. C'est un exercice technique que j'ai trouvé très formateur.  J'ai travaillé d'abord ce texte à la plume carrée (tape n°1,5) pour étudier le placement des pleins et des déliés. Puis, à partir de ces essais préliminaires, j'ai posé ce texte en créant cette fois-ci les pleins par pression et en bénéficiant de la souplesse de la plume
.



Le texte provient d'un recueil que j'affectionne particulièrement : "Il pleut des poèmes" aux éditions Rue du monde.

Librairie de proximité ou en ligne.
Librairie en ligne.

08 août 2010

La genèse n'a pas cessé.


Dimensions : 25 x 25

Technique : médium enduit et papier chinois (Xuan rose) monotypé collé avec une préparation à base de poudre de marbre. Création de zones claires et sombres avec de la gouache-aquarelle japonaise de chez Sennelier.
Ecritures au gros tire-ligne avec des encres acryliques blanches et noires.

Le tableau est construit sur un court extrait du tome 1 de la Méthode d'Edgar Morin. C'est un ouvrage absolument passionnant bien que son entrée soit plutôt aride, du moins quand on est de formation plus littéraire que scientifique, ce qui est mon cas. Mais le propos s'éclaircit à partir du second chapitre et suscite questionnements et réflexions. J'y ai trouvé des échos...
Voici l'extrait :
"La genèse n'a pas cessé. Nous sommes toujours dans le nuage qui se dilate."

Wikipedia
Librairie 

06 août 2010

Essais de capitales sur tissu de lin.

Juste comme ça au départ, j'ai posé quelques capitales au pinceau plat sur des chutes du tissu de lin que j'ai utilisé pour me coudre une jupe.
J'ai essayé avec de l'acrylique et de la peinture à tissu. C'est cette dernière solution qui m'a semblé la plus probante.
Alors j'ai tenté un texte sur la jupe et en ce moment elle sèche sur un fil.

Il y a une tentation particulière de la capitale au pinceau. Les calligraphes qui la maîtrisent se laisse souvent aller à en tracer quelques lettres pour peu qu'ils aient un pinceau plat entre les mains. C'est ce qui s'est passé à plusieurs reprises pendant le dernier stage de Bruno Gigarel (mais il n'est pas le seul que j'ai ainsi observé) et il nous en a donné un très joli exemple dans la rue lors de son stage "Folie des grandeurs".

Depuis, j'ai continué à travailler l'antiqua au pinceau plat, et je me suis aussi laissée prendre à cette magie de la capitale romaine, comme une petite récompense en fin de séance. Et pourtant, c'est plutôt ingrat : on a une idée de perfection dans la tête et il y a toujours quelque chose qui cloche dans la lettre. Mais même imparfaites, leur tracé calme, la flexion du pinceau sur le support, suscitent un vrai plaisir.

30 juillet 2010

Art Postal : pour Geneviève d'Interligne


Les membres du forum Encre & Lumière ont la possibilité de s'inscrire dans un carnet pour participer au mail-art.
C'est dans ce cadre, à l'occasion de son anniversaire que j'ai expédié cette enveloppe à Geneviève Benoit, qui par ailleurs s'occupe activement du site Interligne.

Son site personnel

Technique :
J'ai photographié en vue rasante un de mes tableaux puis j'ai imprimé l'image sur une feuille d'Ingres Vidalon.
Lignage (les traits au crayon gris s'effacent facilement), puis écriture à la gouache Linel rouge de chine.

26 juillet 2010

La bulle des hommes


Au début du mois, j'ai suivi un stage "Textures et Textura" animé par Stéphane Alfonsi. J'y avais commencé un petit diptyque, eh bien, le voici terminé.

C'est un extrait de "L'inconnu sur la terre" de J.M.G. Le Clézio qui m'a inspirée.
"Alors commence le monde des hommes, une bulle pas très grande, pas très durable, qui voyage dans la matière. Autour, partout, c'est l'espace opaque, si vaste qu'on le nomme infini, l'espace où l'on est né, où l'on mourra. Mais la bulle des hommes, qui sort peut-être de la bouche d'un dieu, a des parois tremblantes. Peut-être qu'elle va crever, et qu'on sera jetés au-dehors, mêlés aux fantômes qui nous cherchent et nous frôlent, mêlés aux regards qui nous épient, à tous ceux qui habitent les autres mondes, ceux qui sont nos esprits et nos âmes."

Format : Deux carrés de 20 x 20 accolés.

Technique : médium enduit à la poudre de marbre pour créer de la matière et des reliefs, jus acryliques (pigments+médium acrylique+eau en quantité), gouache noire, blanc de titane teinté, impression de lettres en bois cernées, impression de petites lettres tampons, transferts d'une image de magazine et de papier journal.

Outils : spatule, plumes carrées, plume baïonnette.

21 juillet 2010

Folie des grandeurs avec Bruno Gigarel : Antica Formata au pinceau plat.

J'ai séjourné la semaine dernière à Paris pour suivre un stage chez Calligraphis, animé par Bruno Gigarel. Il avait choisi un titre sympathique : "Folie des grandeurs : le passage du petit au grand format".
Je le cite : " Si tracer une lettre sur notre bonne vieille feuille de papier peut paraitre un geste simple, comment nous y prendre pour donner à cette lettre une taille démesurée ? Rendre cet acte réalisable sera l’expérience que je vous propose tout au long de cette semaine. Trouver des outils adaptés pour repousser et jouer avec nos limites. Voir le trait autrement, réaliser les gestes différemment, une toute nouvelle gymnastique pour parfaire notre vision de la lettre."



 Bruno nous avait préparé un modèle de majuscules d'Antica Formata" en réinterprétant au pinceau plat un document d'époque écrit par Bartholoméo San Vito ( London British Library, Jerome's latin version of Eusebius' history, fin du 15ème siècle). Pour les minuscules, il s'est inspiré d'Arrighi.
J'ai commencé avec un pinceau de 1,5 cm, puis je suis passée par des largeurs de 8 et 15 cm pour terminer avec un pinceau emmanché de 20 cm de large. Dès 8cm, j'ai commencé à travailler sur un plan vertical. Cela m'a semblé plus aisé. Je pense que dans une position verticale, je pouvais articuler le plan horizontal des lignes guides tracées horizontalement sur la feuille au mur et la conscience de mon centre de gravité (pour définir la verticale).
Nous étions quatre stagiaires, donc des conditions idéales, surtout si l'on pense aux dimensions de nos entraînements. Vous multipliez par 4 ou 6 hauteurs la largeur des outils ! Donc, un suivi important de Bruno, beaucoup de corrections, de démonstrations collectives et individuelles.
































Et le dernier jour, Bruno nous a proposé de calligraphier à l'eau dans la rue Visconti. Une expérience emballante, joyeuse, que je renouvellerais volontiers.
Je vous ai préparé un diaporama de Bruno en train d'écrire le mot "Calligraphie" pour partager le plaisir de voir des lettres de plus d'un mètre de hauteur se dessiner de manière éphémère sur le macadam.





Prolongeons le plaisir, Bruno vient de mettre en ligne dans la galerie de Calligraphis une sélection de ses dernières œuvres. Visiter.

08 juillet 2010

Stage de Stéphane Alfonsi / Rencontre d'Encre & Lumière

En ce tout début de Juillet, l'Atelier de Calligraphie de Périgueux  (Emmanuel Spaëth) organisait un stage animé par Stéphane Alfonsi : "Textures et textura".
C'était l'occasion de rencontrer les membres du forum en vrai, de partager, discuter....
...et d'ouvrir de nouvelles pistes de travail. Et là, Stéphane Alfonsi était vraiment au rendez-vous, disponible, généreux de son expérience.
Alors... nous avons travaillé des fonds de matières à la poudre de marbre, avec des surfaces accidentées. Puis nous avons posé des jus acryliques plutôt liquides en glacis. (Couleurs acryliques déjà prêtes diluées à l'eau ou pigment + liant acrylique ou caparol + eau). Nous avons aussi appris des techniques de transfert. Le challenge suivant consistait à écrire dessus, en textura, à la plume.
Pour des raisons indépendantes de ma volonté, je n'ai suivi que deux jours sur trois. Il me reste donc des travaux en suspends. Un petit diptyque  (20x20 x 2) qui attend encore quelques écritures et un fond  (50 x 70) qui est prêt à accueillir une composition. J'ai à peine commencé à phosporer dessus, et il attendra un peu car je repars en stage la semaine prochaine.





L'image ci-dessus présente le travail des stagiaires, et celle ci-contre mes travaux commencés.

Le MySpace de Stéphane Alfonsi.
Le Forum Encre & Lumière.
Le site de la cheville ouvrière de ce stage, Emmanuel Spaëth.

Techniques : pigments + Caparol ou médium mat acrylique en voiles successifs, transferts de journaux et magazines, impressions de lettres en bois (cernées d'un trait à la plume) et de tampons lettres en caoutchouc, tentative de capitales au pinceau plat et textura adaptée à la plume carrée et à la gouache noire.

07 juillet 2010

Bibliothèque calligraphique 1.


Il y a quelques temps, je vous avais présenté un livre que je venais d'acquérir, la dernière parution de Denise Lach : Calligraphy, a Book of Contemporary Inspiration.
J'inaugure une nouvelle rubrique, ma bibliothèque calligraphique. De temps en temps, je vous montrerai des livres qui sont sur mes rayonnages ou ma table de travail.


Je commence par l'Ouvrage de référence : le "CALLIGRAPHIE" de Claude Médiavilla. C'est un des premiers livres que j'ai achetés et c'est avec ses modèles d'une qualité presque inégalée que j'ai travaillé dès le départ. Il présente aussi l'histoire de la calligraphie latine, très documentée, et fourmille d'exemples historiques et contemporains. Je l'ai lu et regardé à de multiples reprises et je n'en ai pas encore fait le tour. Et de surcroît, il est bien écrit et donc d'une lecture agréable.


Son site
Librairie en ligne.

02 juillet 2010

18 juin 2010

Ô Nuit, Nuit voilée 3


Voici le troisième petit tableau de la série.

"Ces âmes attentives ont levé leur regard vers la lumière étoilée, et s'étonnent d'un trésor si soudainement trouvé."


Dimensions : 25 x 25

Technique : médium enduit en trois zones, deux bleutées, une en modeling paste mélangée à du pigment caput mortuum voilée de noir de fumée.
Lignes gravées à la gouge, reprises au blanc de titane.
Écritures tracées au tire-ligne John Neal.
Pigments : carmin d'indigo, blanc de titane. Encre acrylique noire.




 

Détails :








 






Voici le texte entier de Rabindranath Tagore. 

20.

 Ô Nuit, Nuit voilée, fais de moi ton poète !

 Certains se sont tenus, muets, dans ton ombre, durant des siècles ; laisse-moi révéler leurs chants.
 Prends-moi sur ton chariot sans roues qui bondit silencieusement de monde en monde, ô toi, reine dans le palais du temps, toi, magnifique et obscure !

  Plus d'un esprit qui interroge est entré furtivement dans ta cour, et a rôdé dans ta maison sans lumière, demandant une réponse.

  De plus d'un cœur, transpercé par cette flèche de la joie que tirait la main inconnue, le chant de jubilation a éclaté, ébranlant l'obscurité jusqu'en ses fondements.
  Ces âmes attentives ont levé leur regard vers la lumière étoilée, et s'étonnent d'un trésor si soudainement trouvé.
 Fais de moi ton poète, ô Nuit, le poète de ton insondable silence.
                                                                      Rabindranath Tagore in "La corbeille de fruits"

16 juin 2010

Ô Nuit, Nuit voilée 2.






Je viens de faire une série de petits tableaux à partir d'un texte de Rabindranath Tagore. Je vous ai présenté le premier dimanche dernier. Voici le second.

"De plus d'un cœur, transpercé par cette flèche de la joie que tirait la main inconnue, le chant de jubilation a éclaté, ébranlant l'obscurité jusqu'en ses fondements."

Technique : médium enduit, pigment caput mortuum comme base du fond, encres acryliques noire et blanche, carmin d'indigo.
Outil : tire-ligne de John Neal.

Dimensions : 30 x 20






                                                                                     Composition structurée autour d'une bande claire, qui a pour fonction d'éclairer l'ensemble de manière sous-jacente.

15 juin 2010

Petits carrés de juin : Géographie ancienne


Dimensions : 25 x 25

J'ai repris un ancien carré, mis au rebut. Je l'ai partiellement réenduit : bande claire au centre et partie droite. En effet, si l'ensemble du tableau manquait de tension, j'ai souhaité conserver l'harmonie de couleur et les trames d'écritures tout en essayant une nouvelle composition.
Et puis, je me suis fait plaisir sur le travail de la matière : j'ai absorbé l'encre de l'écriture du premier plan, fait ressortir par un léger voile de couleur sombre les reliefs de la bande claire, enduit au couteau à droite avec un mélange de modeling paste et de pigment pour obtenir un grain fin et sableux ...
J'ai cherché des effets de lumière.

Technique : médium enduit - enduction acrylique et modeling paste, pigments, encre acrylique, encre à base de gomme laque, couteaux, gouge, petite plume carrée, plume J, gros tire-ligne de John Neal.


Extrait d'un texte de Nicolas Bouvier : "Hommage à la géographie ancienne" publié dans le recueil " Le dehors et le dedans" dans la collection "Poésie Points"

En savoir plus sur Nicolas Bouvier grâce à Wikipedia.
Une présentation du recueil par le chroniqueur littéraire  Olivier Barrot.
Acquérir l'ouvrage dans une librairie en ligne.

13 juin 2010

Petits carrés de Juin : Ô Nuit, Nuit voilée 1.


Dimensions : 20 x 20
Technique : médium enduit
Outils : automatic pen, tire-ligne, couteau à peindre, éponge.
Pigments : ocre rouge, blanc de titane, noir de fumée, carmin d'indigo.

D'un départ très calligraphique - l'écriture que j'avais mise au point pour le tableau "Le temps du calligraphe" sur un fond ocre rouge - le tableau a beaucoup évolué au fil d'interventions multiples : trames d'écritures, lavages, voiles de couleur, lettres, frottages à l'éponge, modifications de la composition... Et au final, l'on devine le fond ocre rouge dans les formes vides des lettres disparues.Le texte s'efface et devient peinture. Juste transparaît la sensation .




Voici celui-ci, emprunté au  recueil "La corbeille de fruits " de Rabindranath Tagore.

20.

 Ô Nuit, nuit voilée, fais de moi ton poète !
 Certains se sont tenus, muets, dans ton ombre, durant des siècles : laisse-moi révéler leurs chants.
 Prends-moi sur ton chariot sans roues qui bondit silencieusement de monde en monde, ô toi, reine dans le palais du temps, toi, magnifique et obscure !

12 juin 2010

Petits carrés de juin : L'oiseau du matin chante...





Extrait d'un texte de Rabindranath Tagore, tiré du recueil "La corbeille de fruits". (celui-ci fait suite à "L'Offrande  lyrique" chez Poésie/Gallimard)

  L'oiseau du matin chante.
  Comment sait-il que l'aurore va poindre, alors que le dragon de la nuit enlace encore le ciel de ses replis glacés et noirs ?

Dimensions : 25x25
Technique : fond de pigment jaune oxyde clair sur médium enduit. Caractères tracés à l'automatic pen en blanc de titane. Ecriture libre réalisée à la plume Speedball n°5, avec de l'encre à base de gomme laque bleu indigo.
Voile de noir de fumée.




Détails du tableau :


 















 

En savoir plus sur Rabindranath Tagore grâce à Wikipedia.
"L'Offrande lyrique" suivi de "La corbeille de fruits" en  librairie en ligne.