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02 février 2011
Exercice de composition photographique : le bassin aux poissons rouges.
Mi-janvier, j'ai suivi un stage de Kitty Sabatier à Pierrelaye. Dans le jardin de notre hôte, il y a un bassin avec des poissons rouges. Lors des pauses que je me suis accordées pendant ces deux jours, j'ai pris plaisir à observer et photographier ce bassin.
Vous pouvez les regarder sur Picasa ou dans le diaporama à gauche du blog.
Se reposer oui, mais maintenir le regard en éveil.
J'ai donc cadré (placement des éléments dans les images), joué avec les transparences, les illusions de plans, les couleurs. Il y a deux harmonies, l'une sombre - les photos sont prises à la fin de la journée, l'autre lumineuse - les photos sont prises en fin de matinée.
J'ai bien entendu pensé aux poissons de Matisse, aux estampes japonaises, mais aussi à des atmosphères de science-fiction.
21 juillet 2010
Folie des grandeurs avec Bruno Gigarel : Antica Formata au pinceau plat.
J'ai séjourné la semaine dernière à Paris pour suivre un stage chez Calligraphis, animé par Bruno Gigarel. Il avait choisi un titre sympathique : "Folie des grandeurs : le passage du petit au grand format".
Je le cite : " Si tracer une lettre sur notre bonne vieille feuille de papier peut paraitre un geste simple, comment nous y prendre pour donner à cette lettre une taille démesurée ? Rendre cet acte réalisable sera l’expérience que je vous propose tout au long de cette semaine. Trouver des outils adaptés pour repousser et jouer avec nos limites. Voir le trait autrement, réaliser les gestes différemment, une toute nouvelle gymnastique pour parfaire notre vision de la lettre."
Bruno nous avait préparé un modèle de majuscules d'Antica Formata" en réinterprétant au pinceau plat un document d'époque écrit par Bartholoméo San Vito ( London British Library, Jerome's latin version of Eusebius' history, fin du 15ème siècle). Pour les minuscules, il s'est inspiré d'Arrighi.
J'ai commencé avec un pinceau de 1,5 cm, puis je suis passée par des largeurs de 8 et 15 cm pour terminer avec un pinceau emmanché de 20 cm de large. Dès 8cm, j'ai commencé à travailler sur un plan vertical. Cela m'a semblé plus aisé. Je pense que dans une position verticale, je pouvais articuler le plan horizontal des lignes guides tracées horizontalement sur la feuille au mur et la conscience de mon centre de gravité (pour définir la verticale).
Nous étions quatre stagiaires, donc des conditions idéales, surtout si l'on pense aux dimensions de nos entraînements. Vous multipliez par 4 ou 6 hauteurs la largeur des outils ! Donc, un suivi important de Bruno, beaucoup de corrections, de démonstrations collectives et individuelles.
Et le dernier jour, Bruno nous a proposé de calligraphier à l'eau dans la rue Visconti. Une expérience emballante, joyeuse, que je renouvellerais volontiers.
Je vous ai préparé un diaporama de Bruno en train d'écrire le mot "Calligraphie" pour partager le plaisir de voir des lettres de plus d'un mètre de hauteur se dessiner de manière éphémère sur le macadam.
Prolongeons le plaisir, Bruno vient de mettre en ligne dans la galerie de Calligraphis une sélection de ses dernières œuvres. Visiter.
Je le cite : " Si tracer une lettre sur notre bonne vieille feuille de papier peut paraitre un geste simple, comment nous y prendre pour donner à cette lettre une taille démesurée ? Rendre cet acte réalisable sera l’expérience que je vous propose tout au long de cette semaine. Trouver des outils adaptés pour repousser et jouer avec nos limites. Voir le trait autrement, réaliser les gestes différemment, une toute nouvelle gymnastique pour parfaire notre vision de la lettre."
Bruno nous avait préparé un modèle de majuscules d'Antica Formata" en réinterprétant au pinceau plat un document d'époque écrit par Bartholoméo San Vito ( London British Library, Jerome's latin version of Eusebius' history, fin du 15ème siècle). Pour les minuscules, il s'est inspiré d'Arrighi.
J'ai commencé avec un pinceau de 1,5 cm, puis je suis passée par des largeurs de 8 et 15 cm pour terminer avec un pinceau emmanché de 20 cm de large. Dès 8cm, j'ai commencé à travailler sur un plan vertical. Cela m'a semblé plus aisé. Je pense que dans une position verticale, je pouvais articuler le plan horizontal des lignes guides tracées horizontalement sur la feuille au mur et la conscience de mon centre de gravité (pour définir la verticale).
Nous étions quatre stagiaires, donc des conditions idéales, surtout si l'on pense aux dimensions de nos entraînements. Vous multipliez par 4 ou 6 hauteurs la largeur des outils ! Donc, un suivi important de Bruno, beaucoup de corrections, de démonstrations collectives et individuelles.
Et le dernier jour, Bruno nous a proposé de calligraphier à l'eau dans la rue Visconti. Une expérience emballante, joyeuse, que je renouvellerais volontiers.
Je vous ai préparé un diaporama de Bruno en train d'écrire le mot "Calligraphie" pour partager le plaisir de voir des lettres de plus d'un mètre de hauteur se dessiner de manière éphémère sur le macadam.
Prolongeons le plaisir, Bruno vient de mettre en ligne dans la galerie de Calligraphis une sélection de ses dernières œuvres. Visiter.
02 juillet 2010
Carnet de fonds de matières et essais : nouvelles images
Mon carnet de fonds de matières et d'essais se remplit tranquillement. Je viens de mettre cinq nouvelles images dans l'album Picasa.
Pour les voir :
http://picasaweb.google.com/Abutilon33/CarnetDeFondsDeMatiere#
Si vous avez du temps :
Tous mes albums Picasa
(lien permanent en haut à gauche)
09 juin 2010
Composition claire : recadrage et modifications numériques 2.
Le premier paramètre que j'ai envisagé est le format. J'ai donc sélectionné des morceaux du tableau original.
Puis j'ai observé les variations d'effets selon les proportions et les orientations (verticale ou horizontale) des rectangles obtenus. Vous pouvez regarder les images dans le diaporama "Compo claire : recadrage numérique".
Un format carré ou presque carré donne une impression d'équilibre, de calme mais aussi d'enfermement, de statisme.
Un rectangle à base étroite crée une sensation de verticalité, de mouvement ascendant, effet d'autant plus net que la largeur est petite. L'impression est très dynamique.
Dernière piste : le format allongé horizontal. Il induit un regard paysager, qui balaie de gauche à droite et suppose une continuité extérieure. Cependant, il peut aussi donner une impression d'écrasement.
La disproportion des dimensions des côtés du rectangle augmente les effets, dérange plus le regard.
Ces effets se produisent dans un contexte culturel de l'image occidental, c'est à dire un sens de lecture de gauche à droite, de bas en haut, avec une prédominance des formats dont le rapport des côtés est de 1,41 (format A4), ou 1,6 (livres de poche par exemple). Nous avons donc des normes de format inconscientes, mais utilisées par les créateurs d'images et d'écrits quotidiennement. Sortir de cette norme crée automatiquement un effet visuel, du dynamisme ou du statisme. Ensuite, tout dépend des intentions que l'on met.
Le format est un élément majeur de la composition et en général le premier choix effectué. Mais ce n'en est qu'un élément. D'autres paramètres entrent en ligne de compte, je les aborderai dans un prochain post.
07 juin 2010
Composition claire : recadrage et modifications numériques 1.
J'ai réalisé ce tableau (80 x 60) l'été dernier, en collant des papiers chinois unis et monotypés, l'ensemble travaillé avec un enduit à la poudre de marbre. Les écritures sont tracées au tire-ligne de John Neal.
Si l'harmonie de couleur me convient, je reste insatisfaite sur la composition. Il manque quelque chose. Ce tableau est donc en suspend, à portée de vue pour y réfléchir et trouver une solution. Ce qui n'est pas encore arrivé.
Cependant, en le photographiant, à un moment je n'ai cadré qu'une partie de la surface et j'ai alors vu ce tableau différemment. Cela m'a donné l'idée de l'utiliser comme base d'un travail de recherche sur la composition et ses nombreux paramètres. J'ai utilisé pour cela un petit logiciel gratuit de traitement d'image , Xnview, que j'utilise d'ordinaire pour la gestion de mes images.
Il offre des fonctionnalités basiques mais suffisantes, voici la liste de celles que j'ai employées : recadrer (crob), ajuster (luminosité/contraste/gamma ; teinte/luminosité/saturation), convertir en gris, convertir en binaire, table (solariser, postériser, sépia). Cela peut sembler compliqué mais il suffit en fait d'ouvrir l'image à partir de l'arborescence et d'essayer tout ce que proposent les menus, en prenant toutefois des notes au début. J'ai surtout joué avec le noir et blanc, luminosité/contraste/gamma ainsi que teinte/luminosité/saturation.
Il ne s'agit nullement de programmer la réalisation de tableaux, même si quelques images en fourniront peut-être des bases mais plutôt de travailler ma perception de la composition et d'en étudier quelques paramètres.
Pour vous donner une idée de ce dont je parle, voici quelques exemples. Le reste des images est à voir dans le diaporama. (Petit conseil pratique : ouvrir dans un nouvel onglet dans Firefox - clic droit - pour fermer plus facilement l'album Picasa). Il y en a beaucoup car les possibilités sont infinies et j'ai eu un peu de mal à m'arrêter.
La suite demain ou après-demain sur les paramètres de composition que j'ai expérimentés.
12 mai 2010
L'estran, une oeuvre du sculpteur plasticien Mich Mao
Je ne parle pas en général de ma vie familiale ici, ce n'est pas le sujet de ce blog. Mais je vais faire une petite exception, car il y a un rapport artistique. Ma mère souhaitait se faire plaisir et m'avait parlé de son désir d'acquérir une sculpture. J'avais bien entendu salué l'idée. Puis quelque temps est passé, elle allait aux expos et un jour où j'étais chez elle, elle m'a demandé de rester un peu pour accueillir avec elle le "sculpteur" qui venait lui livrer son acquisition. C'était Mich Mao, elle lui avait acheté ce que vous voyez sur l'image. Heureux choix.
Mich Mao est sculpteur plasticien, il travaille beaucoup à partir de métaux de récupération qu'il découpe et assemble. Cette sculpture a pour nom "L'estran", c'est un poisson dont la forme évoque les coques d'épaves de bateaux couchées, abandonnées en bordure de mer ou d'estuaire.
VOIR LE DIAPORAMA
En ce moment, Mich Mao expose à Pont-Scorff.
Il sera aussi présent jeudi, vendredi et samedi de cette semaine à la Foire aux Croûtes, place Guérin à Brest.
Un lien vers son site.
Définition du mot "estran" : Partie du littoral située entre les lignes de basse et haute mer.
Mich Mao est sculpteur plasticien, il travaille beaucoup à partir de métaux de récupération qu'il découpe et assemble. Cette sculpture a pour nom "L'estran", c'est un poisson dont la forme évoque les coques d'épaves de bateaux couchées, abandonnées en bordure de mer ou d'estuaire.
VOIR LE DIAPORAMA
En ce moment, Mich Mao expose à Pont-Scorff.
Il sera aussi présent jeudi, vendredi et samedi de cette semaine à la Foire aux Croûtes, place Guérin à Brest.
Un lien vers son site.
Définition du mot "estran" : Partie du littoral située entre les lignes de basse et haute mer.
21 avril 2010
Carnet de recherche : 2. Empreintes à la lame de microscope.
Cette seconde recherche répond à une proposition d'Yveline Abernot : rechercher les possibilités plastiques d'une lame de microscope en verre.
Technique utilisée : monotype, variation du degré d'humidité du support, variation de la quantité de médium.
Média : Encre acrylique noire FW de Daler-Rowney, gouache extra-fine noire de Linel, fiel de bœuf.
Support : Papier Wenzhou 35g (Manet)
Outils : Lame de microscope en verre - utilisée non comme outil mais pour les propriétés de sa surface comme support de monotype, pinceau fin, compte-goutte du flacon d'encre acrylique.
Axes de travail :
Recherche d'effets de répétition avec diminution de la quantité de médium : effacement progressif
Jeux de transparence, de retournement de l'image : la finesse du papier le permet. Réaliser un album avec cette technique obligerait à tenir compte de ces éléments dans deux compositions successives.
Jeux avec l'humide : la couleur fuse, crée des halos, des valeurs de gris différentes.
Observation des bords de l'impression : marqués ou non, nets ou flous, partiels.
Chaque impression est un petit tableau, plusieurs impressions alignées en composent d'autres, une seule impression centrée au milieu de beaucoup de blanc constitue encore une autre proposition.
Le dernier essai se démarque du reste. Il pourrait être le point de départ d'une autre série d'essai. La lame de microscope est ici utilisée comme outil pour tirer la couleur sur du papier dessin.
Aller regarder le diaporama de la recherche. (Il est accessible aussi dans la colonne de gauche du blog)
17 avril 2010
Carnet de recherche : 1. Tire-ligne et empreintes.
L'année dernière, lors d'un stage "Cuisine et Techniques" animé par Yveline Abernot, j'ai réalisé plusieurs carnets de recherches. Je vous en ai déjà présenté un : "Fonds structurés". Celui que je vous montre aujourd'hui répond en fait à deux propositions de recherche : En premier lieu rechercher des possibilités non explorées d'un outil calligraphique - ici un Tire-ligne de Jonh Neal - et en second, les possibilités plastiques d'une lame de microscope en verre. Dans les deux cas, j'ai utilisé du papier léger chinois Wenzhou et du papier dessin grain léger (200g) de Sennelier. J'ai choisi de travailler dans l'humide, voire le mouillé, très mouillé. Il y avait un évier à proximité.
Dimensions du carnet fermé : 16x24 / Reliure cousue à la japonaise.
1. Tire-ligne et empreintes.
Opérations réalisées :
-Pose de traits courts sur feuilles de papier dessin à la gouache Linel noire.
-Prise d'empreinte avec du papier dessin.
-Prise d'empreinte avec du papier chinois.
-Lavage partiel sous le robinet et contrôle du déplacement de la couleur par balancement.
-Passage d'eau entre le papier chinois et le papier dessin.
-Imprégnation préalable de zones délimitées à l'eau claire et au pinceau avant la prise d'empreintes.
-Transferts successifs.
Regarder le diaporama
Explications de la seconde recherche à suivre.
03 avril 2010
Lettres "scratch" redessinées
"Mon gosier de métal parle toutes les langues" - L'horloge, Baudelaire
Un extrait de mon carnet de fonds de matières qui s'est transformé en carnet de fonds et d'essais. Sur cette page, un essai réalisé avec un parallel pen usiné. Les traits épais sont scratchés et les contours et liaisons des lettres redessinés rapidement à la pointe de l'outil. Médium : brou de noix.
J'ai tracés deux alphabets dans mon carnet de fonds de matières et d'essai, l'un relativement raffiné, l'autre brut, au geste incertain. Vous pouvez les voir dans le diaporama "Carnets de fonds de matières" que je viens de mettre à jour.
24 mars 2010
Diaporama du W du stage de Denise Lach : Ecritures méconnues
Boîte "Écritures méconnues" et document de départ : runes.
Lors de ce stage "Écritures méconnues", Denise Lach nous a proposé de travailler à partir d'écritures anciennes. Elle nous a donné le choix entre une écriture éthiopienne thérapeutique magique du 19ème siècle, un manuscrit malgache et un document runique datant de 320 après J.C. J'ai choisi la dernière proposition, car tout à fait par hasard, je lisais un livre sur les runes à ce moment-là et que les formes me parlaient. Comme pour le stage précédent, le paramètre taille reste fixe. Les feuilles mesurent 25x25 cm et la fenêtre 12 x 12 cm.
J'ai pris beaucoup de plaisir à travailler sur ces caractères runiques. Et ils se retrouvent sous une forme plastique dans un certain nombre de mes tableaux. J'ai en effet décalqué et reporté sur du lino deux des essais. Je les utilise dans un rôle plastique en impression partielle ou répétitive pour créer des trames.
En utilisant les vides que je colore ou en n'imprimant qu'une partie de la trame, je privilégie l'aspect graphique.
Quelques exemples d'utilisation :
Lors de ce stage "Écritures méconnues", Denise Lach nous a proposé de travailler à partir d'écritures anciennes. Elle nous a donné le choix entre une écriture éthiopienne thérapeutique magique du 19ème siècle, un manuscrit malgache et un document runique datant de 320 après J.C. J'ai choisi la dernière proposition, car tout à fait par hasard, je lisais un livre sur les runes à ce moment-là et que les formes me parlaient. Comme pour le stage précédent, le paramètre taille reste fixe. Les feuilles mesurent 25x25 cm et la fenêtre 12 x 12 cm.
J'ai pris beaucoup de plaisir à travailler sur ces caractères runiques. Et ils se retrouvent sous une forme plastique dans un certain nombre de mes tableaux. J'ai en effet décalqué et reporté sur du lino deux des essais. Je les utilise dans un rôle plastique en impression partielle ou répétitive pour créer des trames.
En utilisant les vides que je colore ou en n'imprimant qu'une partie de la trame, je privilégie l'aspect graphique.
Quelques exemples d'utilisation :
23 mars 2010
Diaporama du W de stage avec Denise Lach : Textures d'écritures
Je vous présente dans le diaporama "Textures d'écritures" le travail que j'ai mené sous la conduite de Denise Lach pendant trois jours en 2006. J'ai tout mis, réussi ou pas, esthétique ou laid, là n'est pas la question. Il s'agit de chercher, d'explorer systématiquement des pistes, sans à priori. L'ensemble du travail est gardé dans une boîte, sur le conseil de Denise. Donc, tout est au même format, placé dans une fenêtre de 16 x 9 cm, sur des feuilles mesurant 24 x 24 cm. "On compare ce qui est comparable" (dixit Denise Lach), et l'on garde deux des paramètres fixes, la dimension et le texte. En l'occurrence, il s'agit du début de "Correspondances" de Baudelaire car je le connaissais par cœur et cela évacuait le problème de sa copie exacte.Voici la fin du processus :
18 mars 2010
Les cabanes d'Od'la : visite d'un intérieur.
Les petites cabanes d'Od'la, suite :
Une vue dérobée sur l'intérieur d'une maison. En arrière-plan des personnages discutent, prennent le thé, ou font autre chose? Et cette jeune fille, dissimulée derrière un paravent ? Curieuse, mélancolique, jalouse, à l'écoute d'une conversation qui la concerne ou juste blessée d'être exclue du cercle ? Au spectateur d'inventer une histoire sur une scène suggestive mais ouverte.
Au détour des cloisons, par le jeu d' arrière-plans, de miroirs, d'images et d'objets détournés, des mondes poétiques se révèlent, parfois peuplés de personnages minuscules visibles mais bien souvent de leurs fantômes.
A admirer dans le diaporama sur la gauche du blog.
A suivre, quand de nouvelles cabanes naîtront.
Une vue dérobée sur l'intérieur d'une maison. En arrière-plan des personnages discutent, prennent le thé, ou font autre chose? Et cette jeune fille, dissimulée derrière un paravent ? Curieuse, mélancolique, jalouse, à l'écoute d'une conversation qui la concerne ou juste blessée d'être exclue du cercle ? Au spectateur d'inventer une histoire sur une scène suggestive mais ouverte.
Au détour des cloisons, par le jeu d' arrière-plans, de miroirs, d'images et d'objets détournés, des mondes poétiques se révèlent, parfois peuplés de personnages minuscules visibles mais bien souvent de leurs fantômes.
A admirer dans le diaporama sur la gauche du blog.
A suivre, quand de nouvelles cabanes naîtront.
17 mars 2010
Les cabanes d'Od'la
J'ai la chance de travailler dans un environnement professionnel où l'intérêt pour l'art est très présent au quotidien. Une de mes collègues, peintre et dessinatrice de talent, a commencé il y a quelques mois à fabriquer des petites cabanes avec des matériaux de récupération. Elle les apporte régulièrement à notre demande et c'est à chaque fois un émerveillement visuel et poétique.
Ces œuvres sont inclassables. Elles ont un aspect extérieur assez brut qui donne envie de regarder à l'intérieur. Cependant, malgré la modestie des matériaux employés, il y a déjà un raffinement architectural étonnant.
Emmanuelle, une autre collègue, a photographié les cabanes d'Od'la, je vous ai mis un premier diaporama des vues extérieures, en haut à gauche du blog.
Demain je vous présenterai les intérieurs.
10 mars 2010
Calligraphie latine arabisante
Le week-end dernier, je me suis rendue à Nantes pour suivre un stage de calligraphie latine arabisante et d'initiation au light graf animé par Julien Breton. Deux journées absolument sereines, en agréable compagnie.
A priori, calligraphie latine de style arabisant, je n'étais pas forcément cliente et c'est l'initiation au light graf qui m'a attirée. Cependant, la qualité des traits et de la composition est réellement présente dans les travaux de Julien Breton, que ce soit sur la calligraphie papier ou lumineuse. Et j'ai eu raison de dépasser cet à priori car cette touche arabisante donne des traits élégants, vivants, extrêmement agréables à tracer. Après nous avoir invités à reproduire un alphabet latin arabisant conçu par lui, Julien Breton a très rapidement introduit des éléments de composition, expliqués très simplement et très efficacement, accessibles même aux débutants. De même, il a introduit progressivement les outils, du plus large au plus fin : morceau de papier aquarelle 600g qui donne des traits à grain, automatic pens, plumes, ceci en rapport avec la composition.
J'ai choisi de ne tracer que le mot encre tout au long de ces trois demi-journées. J'ai essentiellement travaillé des compositions de lettres, à l'encre de chine W&N. J'ai travaillé en clair au suede pen pour créer des arrières-plans dont j'ai modifié l'orientation avant de tracer une nouvelle composition, en noir. J'ai parfois lavé des tracés frais pour jouer avec la matière des traits.
Puis j'ai fini par une mise en place avec une bande de couleur. Elle sera cependant à reprendre pour améliorer la qualité des tracés fins qui gagneraient en finesse avec de l'encre ferrique plutôt que de l'encre de chine, celle-ci convenant plus aux tracés larges pour le noir condensé obtenu. Un peu plus de contraste clair/foncé serait aussi bienvenu.
Je vous ai mis un diaporama de mes travaux du week-end à gauche en haut du blog.
La suite à la réception des photos de light graf.
23 février 2010
Une oeuvre dans la ville : la fontaine de Niki de Saint-Phalle et Igor Stravinsky
Plutôt que de faire la queue avec elle pour entrer à Beaubourg, l'amie qui m'accompagnait m'a suggéré d'aller voir la fontaine réalisée par Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely place Igor Stravinsky.
La fontaine est actuellement en réfection, le spectateur manque donc une partie de l'installation : les reflets des sculptures et des bâtiments environnants sur le miroir de l'eau du bassin. A la place, apparaît le dispositif technique. C'est moins esthétique, cependant cet aspect mécanique m'a semblé s'accorder à l'oeuvre présentée.
Et, j'ai un goût prononcé pour les sirènes en général. Celle-ci rayonne de féminité, et paradoxalement pour une sirène, donne une image de maternité accueillante.
Je vous propose un diaporama sur la gauche du blog et vous pouvez admirer des vues panoramiques de la place ici.
Pour en savoir plus sur Niki de Saint-Phalle
Pour en savoir plus sur Jean Tinguely
La fontaine est actuellement en réfection, le spectateur manque donc une partie de l'installation : les reflets des sculptures et des bâtiments environnants sur le miroir de l'eau du bassin. A la place, apparaît le dispositif technique. C'est moins esthétique, cependant cet aspect mécanique m'a semblé s'accorder à l'oeuvre présentée.
Et, j'ai un goût prononcé pour les sirènes en général. Celle-ci rayonne de féminité, et paradoxalement pour une sirène, donne une image de maternité accueillante.
Je vous propose un diaporama sur la gauche du blog et vous pouvez admirer des vues panoramiques de la place ici.
Pour en savoir plus sur Niki de Saint-Phalle
Pour en savoir plus sur Jean Tinguely
16 janvier 2010
Exposition Filigranes : Clochers 1
En juin 2009, j'ai participé à une exposition collective de plasticiens "Filigrane", à la demande de l'association "Artitude". Le lieu choisi par Artitude est une petite chapelle bretonne, "Notre-Dame du Bon Port".
J'ai proposé trois éléments : deux livres uniques et un tryptique de 150x100 cm à partir d'un même texte de Rimbaud.
Ce livre est resserré dans une boîte à couverts ancienne de 9x27x4 cm, laissée volontairement en l'état (un peu usée par le temps). Pour le présenter, il faut sortir l'accordéon, si possible orienter le livre en fonction de la source de lumière et observer les ombres.
Nous étions au printemps avec une jolie lumière, et en fin d'après-midi, je suis allée photographier les clochers entre mon lieu de travail et mon domicile avec un petit détour par le chef-lieu de canton. Je me suis arrêtée à Plougonvelin, Ploumoguer, Saint-Renan, Plouarzel et Lampaul-Plouarzel et j'ai pris différentes vues numériques des clochers de ces paroisses.
J'ai ensuite travaillé ces images sur mon ordinateur avec le logiciel gratuit Xnview, qui offre quelques possibilités intéressantes de retouche d'image. J'ai fait différents essais (beaucoup) : solariser, postériser, sépia, ajuster (luminosité, contraste, gamma/teinte, luminosité, saturation) ; puis j'ai choisi parmi ces essais des images très contrastées en noir et blanc.
Je pensais essayer une technique de transfert sur papier avec de l'acétone, je suis donc allée le lendemain photocopier mes images. Mais je n'ai pas réussi à appliquer les conseils techniques que l'on m'avait donnés. J'ai alors découpé du papier vergé au format A4 et j'ai sorti les images avec mon imprimante. Puis je les ai partiellement teintées avec du brou de noix et du carmin d'indigo (+ fixatif)
Ensuite j'ai préparé un accordéon en papier Bambou de Hahnemülle (6 fois 8x25) et j'ai découpé mes images. Je les ai collées sur l'accordéon et détourées au cutter. Puis j'ai écrit mon texte en capitales gestuelles avec de la mixion à dorer, à l'aveugle car je ne voyais pas ce que j'écrivais, ce médium étant transparent sur mon support. (outil : folded pen) - Je trouve mes lettres un peu moyennes. Enfin, j'ai appliqué de la feuille d'or.
J'ai peint l'habillage intérieur en tissu d'origine avec de l'acrylique ivoire. Puis j'ai collé la page arrière de l'accordéon dans la boîte à couverts.
Voilà, c'était fini.... enfin, c'est ce que je croyais. Le lendemain matin, tous les clochers piquaient du nez vers le bas. Eh oui, quand on colle ensemble deux papiers différents, les tensions au séchage sont aussi différentes.
C'était le matin du jour où je devais déposer mes productions à la chapelle. J'ai rectifié le problème en contrecollant à l'arrière des clochers une feuille de papier chinois et j'ai à nouveau tout détouré au cutter. (merci au sèche-cheveux). La solution était bonne car le problème ne s'est pas reproduit, malgré l'atmosphère humide de la chapelle.
Technique : impression numérique sur papier vergé, contrecollage sur papier bambou équilibré par du papier chinois, brou de noix, carmin d'indigo, dorure à l'or fin.
J'ai cherché en photographiant en contre-plongée, en cadrant et découpant les images, en les présentant de la plus petite à la plus grande, en les contrastant fortement, en ne les teintant que partiellement , à jouer avec les obliques, les lumières et les ombres.
PS : je vous présente mes voeux tout au long du mois de janvier en changeant chaque soir l'image du post du 3 janvier.
J'ai proposé trois éléments : deux livres uniques et un tryptique de 150x100 cm à partir d'un même texte de Rimbaud.
"J'ai tendu des cordes de clocher à clocher,
des guirlandes de fenêtre à fenêtre,
des chaînes d'or d'étoile à étoiles,
des guirlandes de fenêtre à fenêtre,
des chaînes d'or d'étoile à étoiles,
et je danse."
in Phrases
Nous étions au printemps avec une jolie lumière, et en fin d'après-midi, je suis allée photographier les clochers entre mon lieu de travail et mon domicile avec un petit détour par le chef-lieu de canton. Je me suis arrêtée à Plougonvelin, Ploumoguer, Saint-Renan, Plouarzel et Lampaul-Plouarzel et j'ai pris différentes vues numériques des clochers de ces paroisses.
J'ai ensuite travaillé ces images sur mon ordinateur avec le logiciel gratuit Xnview, qui offre quelques possibilités intéressantes de retouche d'image. J'ai fait différents essais (beaucoup) : solariser, postériser, sépia, ajuster (luminosité, contraste, gamma/teinte, luminosité, saturation) ; puis j'ai choisi parmi ces essais des images très contrastées en noir et blanc.
Je pensais essayer une technique de transfert sur papier avec de l'acétone, je suis donc allée le lendemain photocopier mes images. Mais je n'ai pas réussi à appliquer les conseils techniques que l'on m'avait donnés. J'ai alors découpé du papier vergé au format A4 et j'ai sorti les images avec mon imprimante. Puis je les ai partiellement teintées avec du brou de noix et du carmin d'indigo (+ fixatif)
Ensuite j'ai préparé un accordéon en papier Bambou de Hahnemülle (6 fois 8x25) et j'ai découpé mes images. Je les ai collées sur l'accordéon et détourées au cutter. Puis j'ai écrit mon texte en capitales gestuelles avec de la mixion à dorer, à l'aveugle car je ne voyais pas ce que j'écrivais, ce médium étant transparent sur mon support. (outil : folded pen) - Je trouve mes lettres un peu moyennes. Enfin, j'ai appliqué de la feuille d'or.
J'ai peint l'habillage intérieur en tissu d'origine avec de l'acrylique ivoire. Puis j'ai collé la page arrière de l'accordéon dans la boîte à couverts.
Voilà, c'était fini.... enfin, c'est ce que je croyais. Le lendemain matin, tous les clochers piquaient du nez vers le bas. Eh oui, quand on colle ensemble deux papiers différents, les tensions au séchage sont aussi différentes.
C'était le matin du jour où je devais déposer mes productions à la chapelle. J'ai rectifié le problème en contrecollant à l'arrière des clochers une feuille de papier chinois et j'ai à nouveau tout détouré au cutter. (merci au sèche-cheveux). La solution était bonne car le problème ne s'est pas reproduit, malgré l'atmosphère humide de la chapelle.
Technique : impression numérique sur papier vergé, contrecollage sur papier bambou équilibré par du papier chinois, brou de noix, carmin d'indigo, dorure à l'or fin.
J'ai cherché en photographiant en contre-plongée, en cadrant et découpant les images, en les présentant de la plus petite à la plus grande, en les contrastant fortement, en ne les teintant que partiellement , à jouer avec les obliques, les lumières et les ombres.
PS : je vous présente mes voeux tout au long du mois de janvier en changeant chaque soir l'image du post du 3 janvier.
03 janvier 2010
Diaporama : 55 petites compos pour la nouvelle année
Le marronnier du début d'année, a été l'occasion de travailler sur de petites compos rapides, à base d'écritures, de bouts de riens et de couture machine.
Lignes, tangeantes, tension, équilibres, masses, circulation, dynamique, mouvements, décentrage, diversion. Contrairement aux tableaux où l'espace de la planche est un tout, avec des bords très visibles physiquement, je perçois la page blanche comme un lieu où vont se répondre, se déployer masses et lignes sur un espace clair à marges ouvertes. Cela favorise des mouvements d'expansion.
Travailler rapidement, 1/4 d'heure par compo environ, permet d'affuter le regard, de percevoir les lignes, les équilibres, les tensions plus facilement. Plus les compos se sont succédées, plus elles se sont mises en place facilement. Le fait de revenir ensuite à la machine à coudre, à la ligne donc, ouvre de nouvelles perceptions des compositions : il s'agit de définir, mettre en évidence des circulations, et soit d'améliorer, voire rectifier, soit d'ajouter sans déséquilibrer, cela à la vitesse de la machine à coudre.
La plupart des cartes mesurent 16 x 32 cm.
Technique : journal gouaché (recherches sur les gris chromatiques) , papyrus et couture machine.
Travailler rapidement, 1/4 d'heure par compo environ, permet d'affuter le regard, de percevoir les lignes, les équilibres, les tensions plus facilement. Plus les compos se sont succédées, plus elles se sont mises en place facilement. Le fait de revenir ensuite à la machine à coudre, à la ligne donc, ouvre de nouvelles perceptions des compositions : il s'agit de définir, mettre en évidence des circulations, et soit d'améliorer, voire rectifier, soit d'ajouter sans déséquilibrer, cela à la vitesse de la machine à coudre.
La plupart des cartes mesurent 16 x 32 cm.
Technique : journal gouaché (recherches sur les gris chromatiques) , papyrus et couture machine.
04 décembre 2009
Carnet de fonds structurés.
Je viens d'insérer un nouveau diaporama. C'est un carnet cousu à la japonaise qui rassemble des recherches que j'ai menées lors d'un stage "cuisine" animé par Yveline Abernot. Les petits textes "comment-j'ai-fait" sont écrits à l'encre acrylique blanche sur du rhodoïd. Ils ont d'abord une vocation utilitaire -servir- de mémoire pratique- ils ne sont pas calligraphiés mais expédiés rapidement. Cependant, en regardant à nouveau le carnet, je m'aperçois qu'ils fonctionnent comme un élément de composition.
Ces recherches servent à trois titres : expérimenter avec les matières, les effets aléatoires, connaître les réactions afin de diminuer cet aléatoire ; entraîner l'oeil à la réactivité, c'est-à-dire repérer rapidement un effet, une composition intéressante, être en attente et ou s'arrêter ou rebondir ; et servir d'archives : pour mémoire et comme inspiration de nouveaux travaux.
Ces recherches servent à trois titres : expérimenter avec les matières, les effets aléatoires, connaître les réactions afin de diminuer cet aléatoire ; entraîner l'oeil à la réactivité, c'est-à-dire repérer rapidement un effet, une composition intéressante, être en attente et ou s'arrêter ou rebondir ; et servir d'archives : pour mémoire et comme inspiration de nouveaux travaux.
31 octobre 2009
Sur le carnet "essais et mémoire"
J'ai commencé ce carnet en Mai 2007. Richard Lempereur nous avait montré un de ses carnets de travail. Il avait indiqué sa préférence pour les carnets Hahnemühle au papier plus résistant que celui des carnets moleskine. Ceux-ci sont en effet plus adaptés à la prise de notes écrites. J'ai trouvé intéressante l'idée de poser de petits projets calligraphiques sur le papier. Je me suis donc approprié l'idée. Et en effet c'est assez stimulant de faire des essais plus ou moins aboutis, de garder des idées rapides, de noter les caractéristiques techniques (que l'on oublie vite autrement) et de pouvoir ensuite y faire référence pour travailler sur des projets plus grands, de voir le carnet se remplir. Par contre, les dimensions de la page (9x14) sont une limite. On a donc le choix entre un travail de composition, ou un travail de détail. C'est plutôt cette option que j'ai privilégiée. C'est aussi dans ce carnet que j'ai commencé à travailler les fonds de matière en enduisant le papier et en testant les possibilités d'écriture.
Pour info : j'ai légendé les images de l'album Picasa, clicquer sur les images pour lire les légendes.
Pour info : j'ai légendé les images de l'album Picasa, clicquer sur les images pour lire les légendes.
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