samedi 9 mars 2013

Vernissage et poésie sur l'Erdre.

21 carrés 20x20 en synergie.


Samedi 2 mars, j'ai installé mes tableaux sur la péniche du B'Atelier 10. Trois séries se partagent l'espace : Végétalis, Autres Lieux et quelques tableaux calligraphiques. Et en haut de l'escalier, quatre Liber Végétalis, Végétalis 20 et Végétalis 60 installent une atmosphère orientale.





Le vernissage s'est déroulé le jeudi suivant. Pendant la soirée, un poète slameur, Patricio Rojas San Martin a déclamé les textes que lui ont inspiré mes œuvres. Frissonnant...



J'ai fait un rêve

Que je ne raconterai à personne,

Ni n'inscrirai nulle part.

Un rêve que je cherche à oublier

De toutes mes forces.

Car je rêve

De le refaire à nouveau.

                    Patricio Rojas San Martin








« Végétalis »


Il fait chaud au bout des doigts,
Le charbon a laissé sa trace
En bas de l’omoplate et à la cuisse.

Le jour se lève entre les orteils,
Baigne le mollet, chatouille le pli du genou
Et vient réchauffer le lobe de l'oreille.

L'aube et la nuit sont derrière,
Ils reviendront, nous tomberons à nouveau dessus.
La pénombre se refera les griffes
Sur la surface de ma peau.

Je ne me laisserai pas posséder par l'obscurité.
Le soir pourra m'absorber un instant, pas plus.
Je pagayerai parmi les ombres
Et reviendrai à la lumière.
C'est inscrit dans le cycle de ma survie.

Il fait frais au bout de la langue,
J'ai hâte de me réveiller, pour aborder,
Une fois de plus, le défi de la clarté.

Mais je voudrais en même temps
Prolonger cet état d'apesanteur,
Entre l'aller et le retour,
Entre la fatigue et l'extase,
Entre le coucher de ma paupière
Et la fulgurance de ma pupille.

                    

            Patricio Rojas San Martin

Il y a un troisième texte, que je vous ferai découvrir ces jours prochains.


1 commentaire:

  1. Je découvre sur votre site (je ne connaissais que ce blog) des oeuvres qui me parlent beaucoup et me motivent moi la débutante
    Il y a ce travail avec la matière, sensuel et puissant et cette palette de couleurs
    Bravo, félicitations.
    J'aime ces deux textes/poèmes mieux que l'autre qui commence systématiquement par un verbe.

    RépondreSupprimer