25 mai 2013
Happening calligraphique : Du goudron et des plumes par Links
LINKS est un mouvement artistique indépendant né à Paris. Il y a plusieurs années, Laurent Pflughaupt et ses partenaires eurent l'idée de fonder un groupe artistique international avec un dénominateur commun : la “Calligraphie”.
Le projet a vu le jour en mai 2011 en Allemagne, à l'occasion du Forum " Der Europäischen Kalligrafie" à l’Europäischen Akademie d' Otzenhausen. Le groupe formé a l’époque se consolide et chaque année se rencontre pour discuter, diffuser, instruire l’art de la calligraphie par le biais des expériences personnelles de chacun. La calligraphie, aujourd’hui, évolue avec son temps tout en conservant ses origines.
L’histoire des Linkers réunit des personnes de diverses nations avec un vécu social différent mais qui sont pour la plupart calligraphes professionnels. Cette manifestation aura pour but de sensibiliser le public à l’aspect traditionnel ou purement artistique de la calligraphie et à ceux qui reconnaissent la profonde valeur didactique de cette discipline qui se doit d'être transmise.
Il faut souligner pour les éventuels participants, la rigueur que requiert la pratique de la Calligraphie, il ne s'agit pas d'un simple geste mais d'études profondes de cette forme d'art.
Un livre-spectacle de Christian Costes
J'assiste assez régulièrement à des spectacles vivants jeune public. Ce sont en général des moments agréables, cependant je trouve parfois que les histoires manquent de complexité ou sont un peu mièvres. Il y a quelques semaines, j'ai vu un spectacle qui sortait de l'ordinaire : absolument magnifique visuellement, avec une narration très originale, il portait un propos exigeant. Christian Costes est un artiste autodidacte, qui conçoit des récits pour les enfants (petits et grands), peint des illustrations grand format (environ 2 mètres de haut) assemblées sous forme de grands livres - l'histoire présentée comptait 15 tableaux. Puis il feuillette et anime le livre devant un public pendu à ses lèvres. La narration est orale, musicale (il joue de plusieurs instruments), mimée, évoque par moment le cinéma muet. Ce spectacle "Koko's le chasseur est un récit d'initiation. Un jeune garçon part à l'aventure et découvre les lois de la nature, le cycle de vie des chaînes alimentaires, différents milieux et des éléments d'écologie. Emportés par la présence des images, nous écoutons un texte entre fiction et documentaire qui distille subtilement connaissances et pistes de réflexion et où le rire s'invite aussi.
Coordonnées de l'artiste :
Christian Costes
christian.costes1@club-internet.fr
Compagnie Takapu
takapu@laposte.net
Extrait vidéo du spectacle
17 mai 2013
La Chouette expose le graveur Jean-Yves André
Lecteurs réguliers de ce blog, vous m'avez récemment lue à propos de l'Art et Création, le pôle de créateurs installé à Daoulas. Je n'ai pas tout dit sur ce lieu : une des deux maisons abrite une jolie salle d'exposition, La Chouette, qui invite très régulièrement des artistes. En ce moment, c'est Jean-Yves André qui est à l'honneur. Il présente une série de portraits d'arbres gravés.
A découvrir jusqu'au 26 mai, du jeudi au dimanche, de 10h à 18h.
A noter, le dimanche 26 mai aura lieu la Fête de l'Estampe, avec des manifestations partout en France. Ce sera une belle façon pour Jean-Yves de clôturer son exposition : il expliquera des techniques de gravure en taille-douce, présentera des plaques gravées, des tirages d'état. Et il fera une démonstration de tirages en direct sur une presse installée dans la galerie pour l'évènement.
A découvrir jusqu'au 26 mai, du jeudi au dimanche, de 10h à 18h.
A noter, le dimanche 26 mai aura lieu la Fête de l'Estampe, avec des manifestations partout en France. Ce sera une belle façon pour Jean-Yves de clôturer son exposition : il expliquera des techniques de gravure en taille-douce, présentera des plaques gravées, des tirages d'état. Et il fera une démonstration de tirages en direct sur une presse installée dans la galerie pour l'évènement.
| Lors de l'installation |
14 mai 2013
Laurent Pflughaupt : "Partir du vide et sculpter l'extérieur".
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| La lettre expliquée par l'exemple, Laurent Pflughaupt |
Le week-end dernier, je me suis rendue à un stage de calligraphie organisé par Lucile Dupeyrat et Gérard Guerry à Coulon et animé par Laurent Pflughaupt : Trans)formes.
Nous avons travaillé sur la structure de la lettre : comment la modifier en lui gardant sa cohérence, comment lui donner plus de force, d'originalité, de créativité. Laurent nous a proposé plusieurs pistes de travail : dédoublement de traits (épaississement/désépaississement du trait), rotations de l'outil, modification d'écritures historiques, travail au calque... et des documents de travail somptueux, belles sources d'inspirations. Nous avons travaillé sur les lettres dans la recherche du plus beau résultat possible : traits calligraphiques bien sûr mais aussi retouche dans le frais, retouche à posteriori, modifications progressives au calque, en veillant aux petits détails qui guident imperceptiblement l’œil et donnent son fini au signe. Il a distillé des considérations esthétiques tout au long des deux jours : principe de non égalité des traits (longueur, direction, variation d'épaisseur), trouver un équilibre féminin/masculin (mais pas 50/50), sculpter le trait, enrichir son vocabulaire de formes pour se renouveler... qui ont orienté nos travaux.
Très vite nous avons mis en page nos signes : il nous a d'emblée amenés à produire des compositions avec une perspective optique en superposant des couches de la plus claire à la plus foncée tout en diminuant en parallèle la taille de l'outil (travail sur la transparence et la profondeur). Et puis, à notre demande, le dimanche matin, il nous a dispensé un joli petit cours sur la structure de la lettre à l'aide d'un feutre Copic Wide et sa conception de la composition (constructions géométriques utilisant le nombre d'or). Vous pouvez observer les documents produits dans le diaporama situé dans la colonne de gauche de ce blog. Vous pouvez aussi les regarder sur Picasa.
son site
07 mai 2013
Quelques oeuvres à L'art et création.
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| Dans l'atelier de Sylvia |
La journée de dimanche à L'art et création à Daoulas a été l'occasion de sympathiques rencontres.
Sylvia Gueguen, la céramiste du lieu, a proposé de garder une partie de mes œuvres dans son atelier jusqu'au 12 mai. L'art et création est ouvert chaque semaine du jeudi au dimanche.
Pendant la mise en œuvre d'un Liber Végétalis le dimanche 5 mai:
Crédits photos : Sylvia Gueguen
27 avril 2013
Je me réjouis par avance de la journée du 5 mai. Ce dimanche-là je serai au Marché du papier organisé par l'association de créateurs "L'art et création", installée à Daoulas dans l'ancienne école des filles sous l'abbaye.
Vous me trouverez dans l'atelier de la céramiste Sylvia Gueguen à partir de 10.00 et jusqu'à 18.00.
A 14.30 je réaliserai un livre d'artiste de la série Liber Végétalis en présence du public.
Je présenterai des tableaux des séries Végétalis, Autres Lieux, Organdis et cartons 15x15 ainsi que des livres d'artistes.
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| L'art et création : 15 et 18 rue de l’Église 29460 DAOULAS 10h00 - 18h00 |
21 avril 2013
Album de stage : Calligraphie gestuelle avec David Lozach
Voici l'album que j'ai réalisé à la fin du stage de calligraphie latine gestuelle animé par David Lozach le week-end dernier.
J'ai regardé les feuilles que j'avais remplies tout au long de ces deux jours et j'ai sélectionné les étapes importantes. J'aurais pu découper et coller une sélection de fragments, j'ai préféré retracer. Le support : un papier dessin 180 gr banal et deux feuilles de calque. J'ai assorti la couverture - Tiziano orange - à la note de couleur apportée par l'encre de correction japonaise. Les outils utilisés : feutres pinceaux à réserve japonais, pinceau pointu en poil de martre un peu usé avec de la gouache Linel noir velours, feutres Pitt de Faber-Castell qualité brush.
J'ai regardé les feuilles que j'avais remplies tout au long de ces deux jours et j'ai sélectionné les étapes importantes. J'aurais pu découper et coller une sélection de fragments, j'ai préféré retracer. Le support : un papier dessin 180 gr banal et deux feuilles de calque. J'ai assorti la couverture - Tiziano orange - à la note de couleur apportée par l'encre de correction japonaise. Les outils utilisés : feutres pinceaux à réserve japonais, pinceau pointu en poil de martre un peu usé avec de la gouache Linel noir velours, feutres Pitt de Faber-Castell qualité brush.
16 avril 2013
Densifier l'invisible.
Je vous parlais dans le dernier billet du stage de David Lozach à Brest. En amont, j'avais réfléchi à ce que j'attendais de ce stage, et ceci sur plusieurs registres.
-Sur un plan d'acquisitions calligraphiques, les stages suivis ces deux dernières années avec Kitty Sabatier et Massimo Polello m'avaient permis de synthétiser différents éléments, différentes approches et de tirer profit à postériori de celui suivi avec Yves Leterme qui m'avait à l'époque bien déstabilisée. J'attendais donc de David Lozach une nouvelle strate qui complète et réorganise à nouveau ma pratique de calligraphie gestuelle (puisque tout nouvel apprentissage restructure les acquis antérieurs en s'y articulant).
- J'ai anticipé les jours précédents le stage, sur les formes graphiques que je souhaitais produire. Et je les ai rapprochées mentalement d'une série de clichés photographiques que j'avais réalisés il y a deux trois ans. J'ai aussi repensé à un texte écrit par Patricio Rojas San Martin sur les peintures, "Dualité". J'ai donc travaillé quelques photos et j'en ai transférées deux sur MDF enduit. Puis j'ai commencé à peindre. Je souhaitais produire un lettrage adapté à mon sujet en calligraphie gestuelle/expressive, qui participe au tableau. Vous voyez le résultat sur la photo. Vous pouvez le voir en entier ici.
C'est ce que j'attends actuellement de la calligraphie : me permettre de produire des formes graphiques expressives, des objets de peinture, qui s'échappent presque entièrement du code alphabétique pour entrer dans ceux des langages plastiques.
Gestuelle et outils modernes par David Lozach
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| David Lozach - cerveau/œil/ main |
Je viens de suivre un stage de calligraphie latine gestuelle passionnant. Ce n'est pas le premier stage que je fais sur ce sujet, et depuis peu (le stage de Massimo Polello), le sentiment d'échec qui chaque fois prédominait commence à s'estomper. Yves Leterme, Kitty Sabatier, Massimo Polello, et ce week-end David Lozach proposent chacun une approche complémentaire. A chaque nouveau stage de gestuelle, je cherche à articuler ces différentes approches. Celle de David passe entre autres par une prise de conscience globale du corps. Assouplissement, réveil musculaire doux, coordination, respiration, concentration, ont ouvert chaque séance de travail. Cerveau/œil/main, différents exercices les ont stimulés comme du gribouillage et l'exploration manuelle du format les yeux fermés, ou des tracés symétriques des deux mains en simultané.
J'ai trouvé très opérante sa méthode de recherche de tracés à partir des formes de bases de notre écriture, le carré le triangle et le cercle. Il est par contre évident qu'un entraînement est nécessaire ensuite pour acquérir un lexique de formes ainsi qu'agilité et adaptabilité pour les renouveler. Le dernier volet du stage s'est appuyé sur la structure de base de la chancelière.
Les outils contemporains utilisés ont été facilitants : feutres, fusain, crayon gris, feutres pinceaux à réserve et pour ma part pinceau pointu. En changer ensuite, lorsque des tracés ont émergé, pour des outils offrant plus d'accroche (colapen, parallel pen usiné) ou des outils à bout carré (Speedball C4 ou C3 voire une brause 3 mm) sera une étape suivante et permettra d'obtenir des tracés plus contrastés en termes de déliés et pleins.
Voici quelques images.
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| Travaux de David Lozach |
Et il s'illustre aussi dans la conception et la réalisation d'animations graphiques magnifiques : les 10 ans d'EVA en sont un exemple parmi d'autres.
EVA 10 years from David Lozach on Vimeo.
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Dernière précision : ce stage avec David Lozach était organisé par l'Atelier de Calligraphie latine Skrivañ. Le prochain et dernier stage de la saison 2012-2013 sera animé par Massimo Polello.
09 avril 2013
Yann Kersalé à Landerneau : une exposition stimulante.
Depuis le 15 décembre et jusqu'au 19 mai, la Halle des Capucins (Fonds Hélène et Édouard Leclerc pour la culture) à Landerneau accueille des installations de l'artiste Yann Kersalé.
Yann Kersalé travaille sur des paysages in situ avec comme médium la lumière. Pour aller vite, on dirait qu'il éclaire des lieux. Mais alors rien n'est dit de la nature de son travail, de la transformation de notre vision des lieux, de la poésie de ses interventions. Ce qui est montré aux Capucins est une étape supplémentaire de création sur le mode de la déclinaison : une mise en abîme. Le travail conceptuel effectué par l'artiste in situ donne naissance à de nouvelles œuvres qui reprennent l'essence de celle d'origine. Elles sont présentées dans huit grandes boîtes noires qui recréent chacune un univers perceptif. La vision n'est pas seule sollicitée, l'ouïe, le toucher et.... l'intellect pour décrypter ses perceptions, comprendre l’œuvre dans laquelle l'on s'est immergé(e).
J'ai particulièrement apprécié la dernière, "Profondeurs", qui contient en elle-même une vraie mise en abîme physique grâce à un jeu de miroirs.
J'ai adoré ces expériences perceptives surprenantes, stimulantes. J'y suis allée trois fois et j'y retournerai encore.
J'ai lors de la troisième visite pris le temps de regarder le film proposé. Il dure environ une demi-heure et présente la démarche de l'artiste. Si je puis me permettre, il est vraiment .... éclairant.
Site de Kenneth White.
Liens
le site de la Halle aux Capucins : ici.
le site de l'artiste : là.
Quelques photos des installations :
Yann Kersalé travaille sur des paysages in situ avec comme médium la lumière. Pour aller vite, on dirait qu'il éclaire des lieux. Mais alors rien n'est dit de la nature de son travail, de la transformation de notre vision des lieux, de la poésie de ses interventions. Ce qui est montré aux Capucins est une étape supplémentaire de création sur le mode de la déclinaison : une mise en abîme. Le travail conceptuel effectué par l'artiste in situ donne naissance à de nouvelles œuvres qui reprennent l'essence de celle d'origine. Elles sont présentées dans huit grandes boîtes noires qui recréent chacune un univers perceptif. La vision n'est pas seule sollicitée, l'ouïe, le toucher et.... l'intellect pour décrypter ses perceptions, comprendre l’œuvre dans laquelle l'on s'est immergé(e).
J'ai particulièrement apprécié la dernière, "Profondeurs", qui contient en elle-même une vraie mise en abîme physique grâce à un jeu de miroirs.
J'ai adoré ces expériences perceptives surprenantes, stimulantes. J'y suis allée trois fois et j'y retournerai encore.
J'ai lors de la troisième visite pris le temps de regarder le film proposé. Il dure environ une demi-heure et présente la démarche de l'artiste. Si je puis me permettre, il est vraiment .... éclairant.
Demain, mercredi 10 avril à 18.00, la Halle accueille une conférence de l'écrivain Kenneth White. Voici la présentation de son intervention :
"Il sera question dans cette conférence d’une expérience de l’espace et
de la connaissance des lieux. Nous avons tous une adresse postale, et
même un attachement local. Mais que savons-nous vraiment des lieux où
nous essayons de vivre ? Pour répondre à la question, Kenneth White
passera par l’art, la poésie, la philosophie et la science. En somme,
une approche géopoétique du lieu."Site de Kenneth White.
Liens
le site de la Halle aux Capucins : ici.
le site de l'artiste : là.
Quelques photos des installations :
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