11 septembre 2011

Carnet Fonds de matières et essais, page 42.


Voici une autre reprise d'un des exercices en musique. J'ai intérieurement qualifié l'orchestration de l'extrait musical de "classique enlevé". C'était un morceau de Michaël Nyman. Dans cette reprise graphique à tête reposée, j'ai essayé d'amplifier cette sensation. J'y ai ensuite posé rapidement quelques alphabets pour voir comment ces tracés pouvaient fonctionner avec de la calligraphie.



Ci-dessous, l'essai en musique :

07 septembre 2011

Carnet Fonds de matières et essais, page 41.
















Dans le billet du lundi 29 août, je vous parlais d'exercices de calligraphie en musique. En voici un. Le soir, j'ai repris une des productions pour la réinterpréter graphiquement. Je n'ai plus cherché l'évocation de l'extrait musical mais l'évocation de l'ambiance graphique de cette première production. Ce deuxième essai est une ébauche, basée sur un premier jet, mais les conditions de réalisation permettent une approche différente. Le temps de l'urgence a permis l'émergence de traces et de formes.  Le temps de la réflexion est là pour les organiser, les questionner : choix de composition, rapidité ou lenteur des tracés, sélection raisonnée des outils, des encres et possibilité de revenir sur la production pour rajouter des éléments d'équilibre ou de tension se décident au travers d'une énergie plus fluide.
 Le carnet remplit ici les deux fonctions que je lui ai assignées. En premier lieu "essayer", c'est-à-dire mettre une idée, une inspiration en pratique et ainsi apprendre. En second lieu : fixer un moment graphique. Et cette page m'inspirera peut-être dans un temps plus ou moins lointain, une composition plus élaborée.

04 septembre 2011

Carnet Fonds de matières et essais, page 40.

  Cette page est l'interprétation d'un exercice de visualisation de Massimo Polello, "l'herbe haute de juin". Je crois que l'exercice réalisé (que vous ne vous ne voyez pas ici) était trop figuratif pour bien répondre à la consigne. Dans cette reprise du soir, j'ai plutôt appuyé l'effet figuratif (je me faisais plaisir), en utilisant le rythme pour créer plusieurs plans.
Les outils : une plume d'anglaise "Copperplate" retournée et un cola-pen argentin. L'encre : extrait de cassel.

31 août 2011

Carnet fonds de matières et essais, pages 38 & 39.

 Ceux et celles qui suivent ce blog depuis longtemps, se rappellent peut-être de mon carnet de fonds de matières et d'essais. Pour les visiteurs plus récents, un petit tour sur le diaporama éponyme en haut à gauche de ce blog leur montrera de quoi il s'agit : des idées mises en mémoire, des essais, des ébauches.
Souvent, lorsque je suis un stage, les exercices proposés ont pour effet collatéral de susciter une multitude d'idées de travail, plus ou moins en rapport avec le thème du stage. Et donc le soir ou dans les jours qui viennent, je reprends mon carnet. Il y avait plusieurs mois que je n'y avais pas touché, mais je l'avais pris pour le stage de Massimo, et il s'est rempli.
Sur la première double page j'ai tracé des rythmes à différents moments du stage et j'ai finalisé l'ensemble par la pose d'alphabets rapides. Sur la seconde double page, réalisée le premier soir, j'ai voulu juste mettre en application le concept développé dans la journée, ma première impression sur le rythme. J'ai utilisé deux outils modestes : un bouchon de liège et un petit tasseau de bois à la coupe dentelée.

29 août 2011

Tracer en musique.



Au cours du stage, Massimo Polello nous a proposé un exercice relativement classique : calligraphier en écoutant un extrait musical. C'était une situation qui m'était connue, et dont je n'avais pas un bon souvenir. Cela tient au fait physique que la main ne peut pas suivre le tempo de la musique. Pour moi, l'exercice tournait à la course échevelée, j'essayais désespérément de transcrire la partition et le résultat se révélait peu satisfaisant. Alors cela dit, plusieurs calligraphes et non des moindres pensent que cet exercice est intéressant. Je suppute qu'ils le proposent pour stimuler la créativité, suspendre ce désir de maîtrise du trait qui parfois limite, obtenir de nouvelles formes, ouvrir vers la spontanéité, le geste direct. Je rapprocherais cet exercice de celui qui est pratiqué dans les cours de dessin de modèle vivant, où l'on exige un croquis dans un temps réduit pour aller à l'essentiel.
 Il se trouve que quelques jours auparavant, j'avais visité une exposition "Les couleurs du son", consacrée à Yves Paranthoën qui a exercé le métier de preneur de son à Radio France pendant des années. Pour faire court, l'exposition présentait non des images documentaires mais des paysages sonores. En écoutant les enregistrements proposés, je me trouvais transportée dans un espace sonore, je percevais un lieu en trois dimensions avec la possibilité d'imaginer ses caractéristiques spatiales.
 J'ai abordé l'exercice proposé par Massimo Polello avec d'une part cette optique de perception sonore et d'autre part comme une application du travail sur le rythme qu'il nous présentait depuis le début du stage. Le "protocole" était le suivant : divers outils et couleurs étant disposés devant nous, nous écoutions le début de l'extrait, puis nous calligraphions en musique pendant deux à trois minutes, et Massimo nous laissait environ une minute pour terminer. La première écoute m'a permis de cerner l'atmosphère du morceau, de faire des hypothèses sur la suite et de laisser des images venir. (Mis à part le dernier, Carmina Burana, je ne les connaissais pas.) Ensuite, pendant l'écoute en action de l'extrait, j'ai prélevé et transcrit des éléments significatifs de la musique, en les superposant. On peut comparer cela aux différentes pistes qui constituent un enregistrement musical. J'ai essayé une approche synthétique.
 Il est cependant à noter que le lendemain, lorsque nous avons mis l'ensemble de nos travaux en commun, de nombreux morceaux graphiques méritaient d'être isolés et développés, et que les motifs pris à la volée présentaient suffisamment de points communs pour qu'il soit possible de les associer à chaque extrait musical utilisé.














Le soir, j'ai repris quelques-unes de ces ébauches sur mon carnet d'essais et de fonds de matière. Vous les verrez prochainement.

26 août 2011

La vidéo du stage de Massimo Polello.


le-rythme-MPolello-2011-petite par Margoetcolette

Colette nous a filmés durant tout le stage. Voici la vidéo qu'elle a réalisée. Elle retransmet bien l'atmosphère sereine et "abeilles laborieuses" de ces quelques jours.

24 août 2011

Stage de Massimo Polello : Les rythmes des écritures, les rythmes de la vie.

 Je reviens de Belgique où j'ai suivi un stage de Massimo Polello : "Les rythmes des écritures, les rythmes de la vie", organisé par l'association belge "Plumes et Calames". Premier point, les belges ont la réputation d'être accueillants, c'est une réputation justifiée. Je dis ici un grand merci aux organisateurs pour ces quatre jours sereins et riches d'échanges. Second point, le calligraphe invité, Massimo Polello était crédité à l'avance de beaucoup de qualités calligraphiques. Nous connaissons son travail, entre autres par la publication du "Traité de la peinture" dans la collection "Grand Pollen" de chez Alternatives, où il dialogue visuellement avec des textes de Léonard de Vinci. L'homme est tranquille, partage son savoir avec disponibilité, douceur, clarté, et tient son cap pédagogique solidement.
Le thème du stage "Les rythmes des écritures, les rythmes de la vie" traite à la fois du rythme global et des rythmes intérieurs de l'espace calligraphié. Constance et variations  en sont les deux concepts clés. Un paramètre constant installe un rythme régulier, dominant. Un second paramètre, plus libre, apporte la variation, c'est-à-dire vie, dynamisme, tension et permet de s'approprier un rythme personnel. La synthèse des deux donne son identité propre à l'espace calligraphié. Cependant Variation ne doit pas se traduire par "chaos". Cela suppose de réfléchir vraiment aux paramètres mis en place.
Nous avons plus travaillé sur les traits calligraphiques et leurs rythmes que sur les écritures elles-mêmes. Lorsque nous avons écrit, cela faisait suite à un travail de visualisation, il s'agissait d'utiliser rythme, traces pour traduire une sensation. Nous avons utilisé de nombreux outils, des plus classiques aux plus improbables. Mais à chaque fois, nous les avons abordés dans l'optique de départ : constance et variations.
Nous avons aussi mis en œuvre le tracé spécifique développé par Massimo Polello, à savoir le dripping. Tout au long du stage, nous avons finalisé des exercices sur de belles feuilles. Nous en avons choisi quelques-unes pour accueillir des tracés selon cette technique du dripping.
La dernière matinée a été consacrée au montage d'une partie du matériel graphique réalisé en carnets, une façon symbolique d'assembler, d'unifier nos recherches, de créer un rythme plus global.

Quelques images d'un des deux carnets que j'ai réalisés : un trois plis.
















Quelques exemples de démonstrations de Massimo Polello, destinées à guider notre apprentissage :














Le site de Massimo Polello : ici.
Le site de Plumes et Calames : ici.

Et pour terminer en beauté, une vidéo des derniers travaux de Massimo Polello :


Massimo Polello - Latest Works 2010 from Photophilla on Vimeo.

16 août 2011

Musée des Beaux-Arts de Quimper : De Turner à Monet.



En ce moment et jusqu'à la fin du mois, le Musée des Beaux-Arts de Quimper présente une magnifique exposition  :

De Turner à Monet, la découverte de la Bretagne par les paysagistes au XIXe siècle.

Le musée a réuni une très belle sélection d’œuvres du XIXème siècle, des tableaux de maîtres - Turner, Monet, Corot, Boudin, Jongkind, Isabey, Redon et j'en passe. Mais il y a aussi des séries de gravures et de dessins sur le motif qui m'ont beaucoup plu, notamment ceux de Charles Lesage (voir).


En 1847, un jeune professeur de dessin parisien nommé Charles Lesage entreprend un périple à pied de Rennes jusqu'à Brest, carnets de croquis en poche (une quinzaine de dessins ici présentés). A l'époque, la Bretagne, ça se mérite : soixante-douze heures depuis Paris par la malle-poste, un peu moins en vapeur (via la Loire), auberges calamiteuses, paysans méfiants. Lesage fait partie de cette nouvelle génération d'artistes lasse des voyages pittoresques policés, qui recherche la rudesse et l'étrangeté vers l'ouest. La péninsule, auréolée de ses légendes celtiques, attise toutes les curiosités. Leur Saint-Graal, c'est le bout du monde, le vrai : la pointe Saint-Mathieu et ses hautes falaises. Une abbaye y tombe en ruine. Lesage la couronne d'un halo sur papier bleuté. Turpin de Crissé, en 1806, la campe sous la pleine lune, dans un fracas de rochers aux couleurs ardoisées.

(citation : Arts et Scènes Télérama)



 

 

Je connais réellement une partie des paysages représentés. J'ai été surprise de les reconnaître, un siècle et demi plus tard. Je suppose que la capture fidèle des caractéristiques physiques des lieux y participe.

Voici un lien vers une vidéo de l'exposition :



Découvrez Voyage dans La Bretagne de Turner à Monet au musée des Beaux-Arts sur Culturebox !

Lien vers le site du musée.


13 août 2011

LINKS : Forum de la Calligraphie Européenne



 Les 6, 7 & 8 mai 2011, s'est tenu le forum de la calligraphie européenne à Otzenhausen en Allemagne.
Ce lieu a accueilli rencontres, expositions, ateliers, conférences, et réalisations de fresques.
Les participants : Laurent Pflughaupt, Alessandra Barocco, Stéphanie Devaux, Jean-Marie Dommeizel, Vito Garcia, Stéphane Alfonsi, Erich Meister, Catherine Matte, Denise Luc & David Lozach.
A noter, les expositions des œuvres sont prolongées jusqu'à la mi-septembre.









Voici quelques images :

Quelques-unes des oeuvres exposées : Alessandra Barocco - Organdis à six mains de Denise Luc, Stéphanie Devaux et Jean-Marie Dommeizel - Stéphanie Devaux - Laurent Pflughaupt.
































Des images de la fresque murale :












La fresque au sol :










11 août 2011

Liber Végétalis 1.




En latin "liber" signifie "livre". Ce terme désigne aussi en français le tissu végétal situé entre l'écorce et l'aubier qui assure par ses tubes criblés la conduction de la sève élaborée.




Dimensions : 38 x 74cm
Volumen constitué d'un tissu mordoré, de monotypes sur papier Wenzhou, d'impressions sur Ingres et organdi, de papiers Lokta, le tout cousu à la machine.