jeudi 28 mars 2013

Inspiration dans le marais.







 En réponse au sympathique billet de Gérard Guerry, voici quelques images du marais. La sélection a été difficile, cette journée ensoleillée offrait une lumière propice aux photos, et je me suis laissée aller... le marais était enchanteur. L'inspiration rêvée pour de futurs Végétalis.






 Le marais poitevin est un endroit unique, inspirant, serein. J'y ressens une affinité particulière avec la nature. Cet été, j'y avais photographié les reflets de la sèvre niortaise, à voir ou revoir ici.

Post-scriptum : je vous conseille de régulières visites sur le blog de Gérard Guerry, ici.

samedi 23 mars 2013

La parole est cet arbre majestueux...









Dimensions : 40x20 cm
Technique : MDF enduit, pigments en liaison acrylique, encres acryliques FW de Daler-Rowney.
Voici le dernier tableau calligraphique que j'ai réalisé. Il est visible encore une semaine sur la péniche de B'Atelier 10 à Nantes. Eh oui ! Je décroche mes tableaux le 30 de ce mois. Il vous reste une semaine...

Lien vers mon site : ici.

mercredi 20 mars 2013

Expo B'Atelier 10 : Article Ouest-France












 L'exposition de tableaux des séries Végétalis et Autres Lieux se poursuit jusqu'à la fin du mois sur la péniche de l'association ABIA/B'Atelier 10.
 Ci-contre, l'article paru dans Ouest-France le lundi 11 mars dernier.

mardi 12 mars 2013

Autres Lieux : interprétation poétique.





 Je me pose souvent des questions de langage. Langage des mots, langage des images, un champ d'intersection, parfois un même propos, mais aussi des règles, des fonctionnements différents et des messages. . . complémentaires.  Lorsque je souhaite  traduire, dire... montrer (mais le mot est trop étroit), partager des émotions, fabriquer des images ouvertes me semble être ma voie.
 J'ai trouvé stimulante la confrontation avec les mots de Patricio Rojas San Martin, j'ai aimé entendre sa voix les déclamer.
J'ai eu le sentiment d'un écho ou d'un rebond. C'est comme si un ... je ne sais quoi ... on pourrait dire une onde, une émission sens-ible, est sortie de mes images et  a été attrapée au vol  par Patricio, est passée par le filtre de sa subjectivité et m'est revenue modifiée mais non trahie ... augmentée, habillée de ses mots.
 Voici le texte qu'il a écrit et déclamé sur la série "Autres Lieux".

Dualité

Moudre la matière,
Dévorer des yeux,
Croquer l'acide et le sucré,
Refouler de la main droite
Ce que nous ceignons
De la main gauche.

Révéler le hasard,
Clarifier le limon,
Densifier l'invisible,
Diluer le solide.

Boire le breuvage mystérieux
Du profond quotidien,
Rehausser l'occulte,
Décliner la substance.

Émerger de la vase,
Plonger dans le soleil,
S'éblouir d'obscurité,
S'empiffrer de réalité.

samedi 9 mars 2013

Vernissage et poésie sur l'Erdre.

21 carrés 20x20 en synergie.


Samedi 2 mars, j'ai installé mes tableaux sur la péniche du B'Atelier 10. Trois séries se partagent l'espace : Végétalis, Autres Lieux et quelques tableaux calligraphiques. Et en haut de l'escalier, quatre Liber Végétalis, Végétalis 20 et Végétalis 60 installent une atmosphère orientale.





Le vernissage s'est déroulé le jeudi suivant. Pendant la soirée, un poète slameur, Patricio Rojas San Martin a déclamé les textes que lui ont inspiré mes œuvres. Frissonnant...



J'ai fait un rêve

Que je ne raconterai à personne,

Ni n'inscrirai nulle part.

Un rêve que je cherche à oublier

De toutes mes forces.

Car je rêve

De le refaire à nouveau.

                    Patricio Rojas San Martin








« Végétalis »


Il fait chaud au bout des doigts,
Le charbon a laissé sa trace
En bas de l’omoplate et à la cuisse.

Le jour se lève entre les orteils,
Baigne le mollet, chatouille le pli du genou
Et vient réchauffer le lobe de l'oreille.

L'aube et la nuit sont derrière,
Ils reviendront, nous tomberons à nouveau dessus.
La pénombre se refera les griffes
Sur la surface de ma peau.

Je ne me laisserai pas posséder par l'obscurité.
Le soir pourra m'absorber un instant, pas plus.
Je pagayerai parmi les ombres
Et reviendrai à la lumière.
C'est inscrit dans le cycle de ma survie.

Il fait frais au bout de la langue,
J'ai hâte de me réveiller, pour aborder,
Une fois de plus, le défi de la clarté.

Mais je voudrais en même temps
Prolonger cet état d'apesanteur,
Entre l'aller et le retour,
Entre la fatigue et l'extase,
Entre le coucher de ma paupière
Et la fulgurance de ma pupille.

                    

            Patricio Rojas San Martin

Il y a un troisième texte, que je vous ferai découvrir ces jours prochains.